Lecture : L’étranger (Albert Camus)

Résumé :
«Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s’est ouverte, c’est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j’ai eue lorsque j’ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n’ai pas regardé du côté de Marie. Je n’en ai pas eu le temps parce que le président m’a dit dans une forme bizarre que j’aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français…»

Mon avis :
Pour son premier roman, Albert Camus nous envoie directement un chef d’oeuvre.

Paru en 1942, « L’étranger » pose la théorie de l’absurde de l’auteur. L’histoire raconte la vie d’un homme pour qui la vie n’est qu’une simple suite de faits, dont la relation de cause à effet n’a qu’une issue inéluctable.

Le récit est l’exposition froide de faits menant le personnage principal au crime, puis à son procès.

Ecrit à la première personne, le roman donne au lecteur la sensation d’être dans une sorte de journal intime. Mais le narrateur est si distant, si insensible et finalement si inhumain que l’absence d’émotion du personnage en devient criante. Alors prend le relais notre propre réflexion.

Comment quelqu’un d’ordinaire ressentir face à ces événements ? 

Un livre qui vous suit encore un bon moment après sa lecture, comme produisant un échos en nous.

Un texte, à lire, donc… mais aussi à méditer !

2019-09-03T21:31:48+02:00 03/09/2019|Tags: |