Lecture : Le Père Goriot (Balzac)

Lecture : Le Père Goriot (Balzac)

Résumé :
Honoré de Balzac publie Le Père Goriot en 1835, ce livre est l’un des premiers grands succès de l’auteur et une œuvre centrale de son cycle romanesque : La Comédie Humaine. À travers l’histoire de ce père de famille sacrifiant sa fortune aux bonheurs de ses filles, Balzac nous dépeint avec réalisme son Paris en pleine mutation sociale. De Vautrin au jeune Eugène de Rastignac, on y retrouve déjà de nombreux personnages qui peupleront durablement son univers romanesque.

Mon avis :
Le Père Goriot est l’un des romans les plus emblématiques de la Comédie Humaine, l’immense fresque de la société française du XIXème siècle réalisée par Balzac. Celui-ci explore des thèmes profonds qui résonnent encore aujourd’hui : l’orgueil et l’ingratitude.
À travers son roman, Balzac dresse un portrait acerbe de la société parisienne de son temps. L’ambition est portée aux nues, l’injustice détruit les relations humaines, jusqu’aux plus sacrées que sont celles des liens du sang.
La société dépeinte dans ce roman se nourrit des rêves, des illusions et des sacrifices, pour finalement ne laisser que des êtres brisés, oubliés et trahis. Le personnage du père Goriot synthétise cette société, par la grandeur et la faiblesse de l’amour paternel. Un amour que l’ingratitude de ses filles ne sauront jamais reconnaître.
Ce roman est finalement un cri de dénonciation des illusions sociales.
En tant qu’auteur, j’ai été intéressé par le talent de Balzac à planter ses décors, à les charger des atmosphères propices au développement de ses thématiques.

Lecture : Le Colonel Chabert (Honoré de Balzac)

Lecture : Le Colonel Chabert (Honoré de Balzac)

Résumé :
Dix ans après sa disparition lors de la bataille d’Eylau, le colonel Chabert revient en France pour retrouver sa femme qu’il aime encore.
Cette dernière, le croyant mort, a hérité de sa fortune et s’est remariée. Homme simple et loyal, Chabert va découvrir jusqu’où peut aller la bassesse humaine…

Mon avis :
Le colonel Chabert, un court roman de Balzac paru en 1844, est un hommage aux Grognards de Napoléon premier.
Le style de Balzac est là, reconnaissable et puissant. On y retrouve à la fois la richesse du vocabulaire tout autant que ses descriptions réalistes et minutieuses des vêtements et des décors.

Ce qui m’a intéressé lors de la lecture de cet ouvrage, c’est le talent de Balzac de prendre pour base de son récit des histoires réelles et d’en fomenter une fiction destinée à dépeindre un contexte historique et à explorer la noirceur de l’âme humaine.

Un ouvrage rapide à lire, et qui néanmoins n’en est pas moins qu’un classique à découvrir.

Lecture : La Peau de chagrin (Honoré de Balzac)

Lecture : La Peau de chagrin (Honoré de Balzac)

Résumé :
Fin octobre 1830. Raphaël de Valentin a perdu au jeu son dernier napoléon. Alors qu’il envisage de se suicider en se jetant dans la Seine, une promenade mélancolique à travers les rues de Paris le conduit jusqu’à l’étrange boutique d’un vieil antiquaire qui lui propose un talisman censé réaliser tous les désirs de son possesseur. Le héros défie l’adage «  »Vouloir nous brûle et Pouvoir nous détruit » » et conclue un pacte diabolique qui le conduira inexorablement à la mort.

Mon avis :
Par son roman « La Peau de chagrin », Balzac nous fait nous interroger sur la nécessité de chercher à tout prix d’exaucer chacun tous nos désirs.

Est-il possible de vivre heureux sans pour autant avoir tout eu dans sa vie ?

Le talent de l’auteur met le lecteur face à face avec ses désirs et la conception qu’il a de la vie.