Lecture : Tuer le père (Nothomb)

Lecture : Tuer le père (Nothomb)

Résumé :
Allez savoir ce qui se passe dans la tête d’un joueur.
A. N.

Cette tragique et folle histoire, Amélie la raconte avec son habituelle alacrité. Si noires que soient ses visions, si vives ses critiques de notre société de faussaires, elle sait danser avec elles. Il y a, bien sûr, un peu de magie là-dedans.
Marie-Françoise Leclère, Le Point.

Mon avis :
« Tuer le père » d’Amélie Nothomb est une exploration  des relations familiales et des dynamiques de pouvoir.
Les personnages, complexes, sont dépeints avec le talent que nous connaissons chez l’auteure, et interrogent le lecteur sur les notions de paternité, d’identité… mais aussi sur le principe de transmission.
Comment devient-on adulte ?
Comment traverse-t-on cette période cruciale dans notre construction que sont nos quinze ans ?
En tant qu’auteur, j’ai aimé ce court roman pour son style direct et sa narration frontale, sans détour.

Lecture : Pétronille (Nothomb)

Lecture : Pétronille (Nothomb)

Résumé :
« Au premier regard je la trouvai si jeune que je la pris pour un garçon de quinze ans. »
Comment l’écrivain à succès rencontre une fan, devenue romancière à son tour, bientôt complice pour partager son grand plaisir revendiqué : le champagne. Une histoire d’amitié enivrante.

Mon avis :
Le roman Pétronille dévoile une amitié singulière entre l’auteure et une admiratrice. Amélie Nothomb explore avec subtilité les nuances de cette relation, capturant la dynamique complexe entre deux individus que tout semble opposer.
Pour donner à la fois du caractère à son histoire et de l’humour, elle utilise le symbole pétillant du champagne. Elle crée des moments d’effervescence qui reflètent les hauts et les bas de l’amitié.
Et, comme à son habitude, Amélie Nothomb nous sert l’une de ses fins au rasoir dont elle a le secret.
Ce qui m’a particulièrement intéressé, en tant qu’auteur, dans ce roman, c’est que l’auteure brouille avec une très belle maîtrise les frontières entre fiction et réalité.

Auteur : Amélie Nothomb

Auteur : Amélie Nothomb

“On peut rater sa vie à cause d’un seul mot.”

Amélie Nothomb

Amélie Nothomb, écrivaine belge est née en 1966. Auteur prolifique (mondialement connue), elle évoque souvent dans ses oeuvres des thèmes comme le sens de la vie et de la condition humaine, le métier d’écrivain ou encore le suicide amoureux.

En 2004, Amélie Nothomb déclare écrire près de quatre romans par an pour n’en publier qu’un seul. Et effectivement, depuis ses débuts en 1992, elle publie exactement un ouvrage par an.

Ayant passé ses plus jeunes années au Japon, celui-ci est un pays qui l’attirera à la fois dans son métier d’écrivain et de par la richesse de sa culture extraordinaire.

Ce qui me plaît chez Nothomb, ce sont ses textes ciselés, ses jongleries permanentes avec l’absurde et la philosophie. La simplicité de ses tournures couplée à son vocabulaire précis et recherché en font, pour moi, une auteure de haut niveau.

Voir le site officiel…

Lecture : Ni d’Eve ni d’Adam (Amélie Nothomb)

Lecture : Ni d’Eve ni d’Adam (Amélie Nothomb)

Résumé :
« Stupeur et tremblements » pourrait donner l’impression qu’au Japon, à l’âge adulte, j’ai seulement été la plus désastreuse des employés. « Ni d’Ève ni d’Adam » révèlera qu’à la même époque et dans le même lieu, j’ai aussi été la fiancée d’un Tokyoïte très singulier. (A. N.)
Une initiation amoureuse et culturelle, drôle, savoureuse, insolite et instructive (si les codes de la société japonaise demeurent souvent impénétrables, l’étranger qu’est l’Occidental est aussi source de quiproquos et de malentendus…). 

Mon avis :
Amélie Nothomb nous envoie une nouvelle fois au pays du soleil levant avec son roman « Ni d’Eve ni d’Adam » (paru en 2007).

Amélie revient au Japon à l’âge de 22 ans, après l’avoir quitté à 5. Afin d’apprendre le Japonais, elle décide d’enseigner le Français. C’est comme cela que débute son histoire d’amour avec un jeune Tokyoïte. Les escapades des fiancés nous emmène de la mégapôle au mont Fuji, en passant par les montagnes reculées et Hiroshima.

Quant au style, et bien c’est signé Amélie Nothomb, ce qui veut dire lyrisme, efficacité et tournures directes.

Ce qui m’a plu dans le roman, c’est qu’il s’imbrique avec son précédent ouvrage « Stupeur et tremblements », où elle raconte ses journées de descente aux enfers dans le monde du travail japonais. Là, Amélie Nothomb nous raconte cette même période, mais vu au travers de son idylle.

Lecture : Biographie de la faim (Amélie Nothomb)

Lecture : Biographie de la faim (Amélie Nothomb)

Résumé :
L’auteur de Stupeur et tremblements (Grand Prix du roman de l’Académie française 1999) et de Métaphysique des tubes fait revivre ses souvenirs de petite enfance au Japon mais aussi à Pékin, à New York, au Bangladesh et autres lieux où l’a conduite la carrière d’un père diplomate. Au cœur du kaléidoscope : sa faim. Le mystère de la faim, la faim goinfre, joyeuse ou tragique et angoissante,quête perpétuelle d’un accomplissement inaccessible, qui explique autant l’histoire des peuples que celle des individus. Les figures du père, d’une nourrice japonaise, d’une sœur tendrement aimée se dessinent aussi dans ce récit pudique et sincère, maniant l’humour noir et la provocation.

Mon avis :
“Biographie de la faim” d’Amélie Nothomb, paru en 2004, est un roman autobiographique relatant ses souvenirs d’enfance.

Fille de diplomate, elle a connu de sa naissance jusqu’à la fin de l’adolescence de multiples pays, de multiples cultures. A commencer par le Japon (pays de son coeur), puis la Chine, les Etats-Unis, le Bangladesh…

Enfant surdouée, elle évoque dans son roman son appétit féroce des choses de ce monde.
La faim, pour Amélie, c’est la gourmandise de nourriture, d’alcool, de liberté, de connaissance, de lecture… de tout ce qui passe à portée.

Composé d’un texte délicat, le récit coule avec souplesse, et le lecteur ne peut qu’être conquis et régalé par la finesse d’esprit qui s’en dégage.

Par-dessus tout, la capacité d’Amélie Nothomb à faire se côtoyer l’absurde et le divin, le futile et l’expertise grammaticale fait de ce roman une preuve du génie de l’auteure.

Un roman qui se déguste, donc !