Lecture : Mars la Rouge (Kim Stanley Robinson)

Résumé :  
Demain. Cent pionniers s’embarquent à bord de l’Arès, un immense vaisseau spatial dans lequel ils vont voyager une année entière. Leur destination ? Mars. Seul un homme y a déjà posé le pied, John Boon, légende vivante qui s’est porté volontaire pour ce second voyage, sans espoir de retour vers la Terre. Car les hommes et les femmes de l’Arès devront aller au-delà de l’exploration : ils devront rendre habitable ce monde hostile, descendre dans ses canyons pour y chercher de la glace, ensemencer les vallées où coulèrent des fleuves, braver le désert pour y inventer de nouvelles villes avec des matériaux nouveaux. Mais ils devront surtout affronter leurs différences politiques et religieuses pour recommencer l’Histoire.

Mon avis : 
Mars la Rouge, écrit en 1992 par Kim Stanley Robinson, est le premier volet d’une longue trilogie ayant pour thème le terraforming de la planète Mars.

Nous naviguons entre complot politique, relation d’amour, actions scientifiques aussi diverses que variées pour transformer le climat de Mars.
Le défis d’un tel projet d’écriture, où l’auteur doit en permanence jongler avec le temps, est de taille.
Fournir au lecteur suffisamment de matière pour qu’il puisse s’approprier les personnages, saisir les enjeux du récit demande de « zoomer » sur le temps, montrer par le détail les événements, la réflexion des personnages… alors que le temps nécessaire à la transformation d’un monde demande des décennies, des siècles. Alors le risque est de passer d’un événement à un autre, en perdant le lecteur dans les articulations de chacune des séquences qui sont finalement très étalées dans le temps.

J’ai été interpellé, en tant qu’auteur, par la réussite de l’auteur à gérer dans son récit les grands événements… une sorte de prise de hauteur sur la durée pour donner une vue d’ensemble au lecteur.

2019-09-12T23:00:20+02:00 12/09/2019|Tags: |