Lecture : La machine à explorer le temps (Georges Wells)

Résumé :
La Terre en l’an 802.701 avait pourtant toutes les apparences d’un paradis. Les apparences seulement. Car derrière ces jardins magnifiques, ces bosquets somptueux, cet éternel été où les hommes devenus oisifs n’ont à se préoccuper de rien, se cache un horrible secret. Ainsi témoigne l’explorateur du temps face à des auditeurs incrédules. Depuis la conception de son incroyable machine jusqu’à son voyage au bout de l’Histoire, là où l’humanité s’est scindée en deux. D’un côté les Éloïms, qui vivent en surface, petits êtres gracieux, doux et décérébrés. De l’autre les terribles Morlocks qui ont fui la lumière pour s’enterrer dans un gigantesque et inhospitalier monde souterrain. Un monde où l’Explorateur du Temps devra s’aventurer s’il souhaite répondre à ses questions, et surtout revenir à son époque. 

Inutile d’insister sur le fait qu’il s’agit d’un chef-d’œuvre. Wells demeure avec Jules Verne le grand ancêtre de la science-fiction, celui qui lui a donné ses lettres de noblesse, avec des œuvres aussi importantes que « L’Île du Docteur Moreau », « L’Homme invisible » ou « La Guerre des mondes ». Un grand classique, précurseurs dans bien des domaines, qui reste indépassable. À lire ou à relire.

Mon avis : 
Il n’y a pas à douter que cet ouvrage est un classique parmi les classiques. HG Wells se hisse au niveau des grands lorsqu’il s’agit de science-fiction.

Il ne faut pas se tromper (et ne pas oublier que le livre est paru en 1895), l’ouvrage est plus basé sur la philosophie que sur la technique. Ne croyez pas trouver un mode d’emploi pour construire vous-même une machine à voyager dans le temps.Non, l’auteur aborde le sujet du point de vue de la philosophie, en portant un regard sur son monde et en développant les travers qu’il voit.

Ce qui m’a intéressé dans la lecture de ce livre est le style tout à la fois simple et pourtant percutant de l’auteur. Il aborde le sujet du voyage dans le temps avec autant d’ambition que d’esprit politique. Car, il ne faut pas se voiler la face, à travers son récit, on ressent tout de même parfaitement bien l’opinion que porte HG Wells sur la civilisation dans laquelle il a vécu… et la perspective qu’il pense entrevoir dans l’avenir du capitalisme poussé à son paroxysme.

2019-09-14T23:20:42+02:00 14/09/2019|Tags: |