Lecture : Conan le Guerrier (Howard)

Lecture : Conan le Guerrier (Howard)

Résumé :
Trois nouvelles épreuves pour Conan, le mercenaire intègre, le tendre barbare qui brave guerriers et dragons.

Mon avis :
Conan le Guerrier s’inscrit dans la tradition de la “ sword & sorcery ”, où l’action prime autant que l’atmosphère. À travers les 3 nouvelles, Conan apparaît comme une figure stable dans un monde instable, ce qui permet à l’auteur d’explorer plusieurs enjeux récurrents.

Le premier thème marquant est l’opposition entre civilisation et barbarie. Les sociétés dites civilisées sont décrites par Robert E. Howard comme décadentes et marquées par la corruption, tandis que Conan incarne une forme de simplicité brutale, une certaine authenticité. Cette tension interroge le lecteur sur la valeur réelle des structures sociales.

La seconde thématique qui émerge de ces 3 récits est celui de la survie. Dans ces nouvelles, la force, l’instinct et la réactivité sont essentiels. Le monde est dangereux, imprévisible, et les personnages évoluent dans un univers où la violence est  omniprésente. Cette dernière ne se limite pas aux combats physiques : elle s’exprime aussi dans les rapports de domination, les trahisons et les jeux de pouvoir. Chaque rencontre peut devenir un piège, et chaque décision a des conséquences immédiates. Dans ce contexte, Conan apparaît comme un survivant avant d’être un héros, capable de s’adapter rapidement et de tirer parti des situations les plus hostiles.

J’ai été intéressé par le style de l’auteur, qui sait tout à la fois poser des atmosphères sombres et lourdes, tout autant que des actions brutales et rapides.

Lecture : L’Odyssée (Homère)

Lecture : L’Odyssée (Homère)

Résumé :
L’Odyssée est l’un des récits les plus célèbres de l’Antiquité : l’épopée du retour d’Ulysse, après la guerre de Troie, à travers épreuves, monstres, dieux et illusions. Plus qu’une aventure, c’est une réflexion sur le temps, l’identité, la ruse, l’attente et la fidélité.

Mon avis :
L’Odyssée est placée sous le thème du voyage et du retour parmi les siens : après ses exploits réalisés lors la guerre de Troie, Ulysse traverse plusieurs épreuves pour retrouver son île et sa famille. Ce long et périlleux périple est une séquence permettant au lecteur de comprendre combien le désir de retrouver ses racines peut donner du courage face au danger et à l’adversité.
Ce qui rend Ulysse fascinant n’est pas sa force physique, mais davantage son intelligence. Face aux monstres, aux nombreux pièges et aux dieux, ce sont sa ruse et à sa capacité d’adaptation qui lui permettent de survivre plutôt que sa force. À travers ces deux thèmes, Homère propose une réflexion toujours actuelle (malgré les siècles écoulés depuis son écriture) sur la persévérance et la puissance de l’intelligence.
Ce qui m’a particulièrement touché dans l’Odyssée, c’est la caractérisation d’Ulysse : Homère en a fait un héros profondément humain et c’est, à mon sens, ce qui fait ce lien très fort avec l’oeuvre.

Lecture : La Forêt sombre (Cixin)

Lecture : La Forêt sombre (Cixin)

Résumé :
L’humanité le sait désormais : dans un peu plus de quatre siècles, la flotte trisolarienne envahira le système solaire. La Terre doit impérativement préparer la parade, mais tout progrès dans les sciences fondamentales est entravé par les intellectrons. Grâce à ces derniers, les Trisolariens peuvent espionner toutes les conversations et tous les ordinateurs. Parallèlement aux programmes de défense classiques, le Conseil de défense planétaire imagine un nouveau projet : le programme Colmateur.
Quatre individus seront chargés d’élaborer des stratégies pour contrer l’invasion ennemie. Livrés à eux-mêmes, ils devront penser seuls, et brouiller les pistes. Astronome et professeur de sociologie sans envergure, le Chinois Luo Ji ignore totalement la raison pour laquelle on lui confie cette mission. Tout ce qu’il sait, c’est qu’il est désormais l’un des Colmateurs, et que les Trisolariens veulent sa mort.
Après Le Problème à trois corps, Liu Cixin revient avec une suite haletante et magistrale.

Mon avis :
Dans La Forêt sombre (le deuxième volet de sa trilogie basée sur le Problème à Trois Corps) Liu Cixin poursuit sa réflexion sur la survie des civilisations. Pour cela, il place l’humanité face à une menace qui la dépasse de loin.
La survie collective dirige la stratégie de lutte de l’humanité, et elle apporte avec elle ses contraintes. Le roman analyse la manière dont une société globale réorganise ses priorités lorsque l’avenir même de l’espèce est remis en question, révélant la fragilité des valeurs humanistes face à l’urgence existentielle.
Cette logique conduit à la question du pouvoir individuel. En confiant d’énormes responsabilités à un nombre restreint de personnages, le roman interroge la légitimité de la décision solitaire dans un contexte démocratique. Liu Cixin montre les paradoxes d’un pouvoir conçu comme nécessaire, mais opaque et difficilement contrôlable.
Enfin, le récit aborde le progrès scientifique. Il le décrit comme un outil ambivalent : à la fois comme une promesse de salut et comme un levier stratégique, mais indissociable de choix politiques et éthiques. Cette approche résonne avec nos enjeux contemporains comme l’intelligence artificielle, la dissuasion technologique ou la gouvernance globale.
En tant qu’auteur, j’ai aimé la façon dont l’auteur gère les ellipses temporelles, qui font à chaque fois des ruptures maîtrisées dans la continuité de l’histoire.

Lecture : La Photographe – Vol. 3 (Kiriki)

Lecture : La Photographe – Vol. 3 (Kiriki)

Résumé :
Focus sur la pluralité de Tokyo !
Tokyo sous toutes les coutures ! Une immersion visuelle et émotionnelle intense… !

Mon avis :
Dans le troisième tome de La Photographe, Iriki poursuit son récit intimiste. L’évolution psychologique du personnage principal devient le moteur de l’histoire. Evitant les explications frontales, le manga propose une réflexion sur la manière dont une vocation artistique façonne l’identité. Intéressant.
Ce volume se distingue par un recentrage sur l’intériorité. La photographie n’est plus seulement un apprentissage technique ou une passion naissante : elle devient un langage, parfois maladroit, par lequel l’héroïne tente de comprendre le monde. L’auteur explore avec finesse la tension entre regarder et ressentir, montrant un personnage en transition sur le plan artistique.
Cette prise de conscience marque un tournant narratif important. L’évolution ne passe pas par des événements spectaculaires, mais par une accumulation de petits déplacements intérieurs.
C’est ce qui m’a plu dans ce manga : cette sobriété maîtrisée qui est la véritable force du récit.

Lecture : La Photographe – Vol. 2 (Kiriki)

Lecture : La Photographe – Vol. 2 (Kiriki)

Résumé :
Focus sur la pluralité de Tokyo !
Tokyo sous toutes les coutures ! Une immersion visuelle et émotionnelle intense… !

Mon avis :
Le deuxième volume du manga La Photographe approfondit la réflexion autour de la pratique photographique en la plaçant au croisement de la technique, de l’espace urbain et de la reconnaissance artistique.
L’exploration artistique s’inscrit dans le cadre dynamique de la ville de Tokyo. L’espace urbain, dense et contrasté, devient un véritable laboratoire visuel. Les quartiers, les foules et les scènes du quotidien offrent une diversité de sujets qui invitent à observer autrement la ville.
Enfin, le personnage principal Ayumi participe à un concours photo, ce qui marque une étape décisive dans son parcours. Cet événement confronte sa vision personnelle et les attentes d’un jury, questionne la notion de reconnaissance artistique et souligne les enjeux symboliques de la compétition.
J’ai apprécié la capacité de l’auteur à réaliser une transition subtile entre les chapitres courts de la découverte de la ville et ceux plus longs et enchaînés de la compétition.

Lecture : La Photographe – Vol. 1 (Kiriki)

Lecture : La Photographe – Vol. 1 (Kiriki)

Résumé :
Focus sur la pluralité de Tokyo !
Tokyo sous toutes les coutures ! Une immersion visuelle et émotionnelle intense… !

Mon avis :
Le premier tome du manga de La Photographe est une exploration contemplative de Tokyo, à travers l’objectif d’Ayumi, et la vision qu’elle (l’auteur) porte sur sa ville. L’observation urbaine est réalisée avec subtilité : chaque ruelle, marché ou temple devient matière à réflexion et à contemplation, révélant les contrastes entre modernité et tradition, spécialité élevée au rang d’art au Japon.
La quête identitaire du personnage principal, Ayumi, illustre au fil des pages comment l’acte de photographier façonne sa perception du monde et son rapport à soi. C’est un beau reflet des questionnements intérieurs de l’auteur.
Le dessin précis et poétique amplifie l’immersion, tandis que la narration fluide mêle calme et curiosité.
Ce qui m’a plu dans ce tome, c’est qu’il se distingue par sa capacité à transformer le quotidien en un récit poétique et sensible, où chaque image raconte plus qu’elle ne montre, à la façon du tableau pointilliste : par touches éparses.

Lecture : Capa, l’étoile filante (Silloray)

Lecture : Capa, l’étoile filante (Silloray)

Résumé :
1954.
Robert Capa dresse le bilan d’une vie passée à couvrir les champs de bataille du monde entier. Loin de l’image de tête brûlée qui lui colle à la peau et qui a fait de lui une légende du photojournalisme, il se raconte sans fard et dévoile la blessure originelle qui a décidé de toute son existence…

Mon avis :
Dans la bande dessinée Capa, l’étoile filante, Florent Silloray propose un regard nuancé sur la construction d’une figure majeure du photojournalisme. La BD explore d’abord le journalisme de guerre en montrant comment Capa vit l’épreuve du front et crée son propre langage photographique adapté aux images d’actualité. La tension est permanente à travers les pages, la nécessité de témoigner et la violence du réel s’affrontent, conférant au récit une forte densité.
Le thème de l’exil s’entrelace avec ce parcours hors normes. La BD rappelle que le photographe a été contraint de quitter sa terre natale et de se réinventer ailleurs. Cet exil n’est pas seulement géographique : il devient un moteur identitaire qui nourrit sa sensibilité artistique.
Enfin, l’amour apporte au récit une dimension plus intime. Les attaches affectives de Robert Capa influencent sa trajectoire, l’ancrent et le fragilisent. Silloray équilibre portrait public et profondeur personnelle, offrant une lecture qui éclaire autant l’homme que la légende.
En tant qu’auteur, j’ai apprécié la sobriété narrative de cette BD, qui laisse la place à une réflexion sensible sur ce que signifie vivre, et regarder, dans un siècle traversé par la violence.

Lecture : Conan l’aventurier (Howard)

Lecture : Conan l’aventurier (Howard)

Résumé :
Peu après l’engloutissement de l’Atlantide, un formidable aventurier, Conan le Cimmérien, arpenta le monde. Amateur de jolies femmes, superstitieux, joueur, buveur, voleur, Conan fut aussi le plus grand guerrier de son temps. Dans son extraordinaire ascension vers le trône d’Aquilonie, il aura fauché ses ennemis par centaines, qu’ils soient hommes, dieux ou démons. Mais animé d’une farouche envie de survivre, il aura aussi sauvé bien des vies… Errant de la forteresse des noirs prophètes à la cité labyrinthique de Xuthal, combattant le dieu de la tour rouge ou l’océan lui-même, Conan relève ici quatre défis dans des aventures pleines de bruit et de fureur.

Mon avis :
Robert E. Howard utilise un style d’une efficacité redoutable. Loin des fioritures de la fantasy moderne, son écriture frappe comme un coup d’épée : directe, dense, presque viscérale. Ce style participe à la tension constante durant toutes les nouvelles qui composent l’ouvrage. Les descriptions concises ne cherchent pas à enjoliver, mais davantage à marquer le lecteur. Cela participe à la forte puissance d’évocation de l’auteur. A travers les aventures de Conan, on sent la poussière du combat, le fer qui siffle et la chair qui saigne. Howard écrit comme Conan agit — sans détour, sans faiblesse, et avec une économie de mots.
Le personnage de Conan incarne la lutte primitive de l’homme face à un monde hostile. Sa volonté de survivre relève d’un instinct animal. Chez lui, vivre, c’est lutter, et cette obstination traduit la vision de l’auteur : celle d’un univers où la force et la volonté dominent toute autre valeur.
En tant qu’auteur, j’ai apprécié la dualité que l’auteur sait insérer dans ses récits : Conan navigue en permanence entre civilisation et barbarie.

Lecture : L’Enigme de Turnglass (Rubin)

Lecture : L’Enigme de Turnglass (Rubin)

Résumé :
Côté pile :
Angleterre, 1881. Simeon Lee, un jeune médecin londonien, se rend sur l’île de Ray, au large de l’Essex, à la demande de son oncle, Oliver Hawes. Ce dernier, gravement malade, est persuadé d’avoir été empoisonné. Peu de temps après son arrivée dans l’unique maison de l’île, Turnglass House, Simeon fait une découverte des plus étranges : dans un coin de la bibliothèque se trouve une immense cage de verre, dans laquelle est enfermée une femme. Il s’agit de Florence, la belle-sœur d’Oliver, déclarée folle après avoir tué son mari. Quel secret cache-t-elle vraiment ? La vérité se trouve peut-être dans le journal intime d’Oliver, dont chacune des faces raconte une histoire très différente…

Côté face :
Californie, 1939. Oliver Tooke, célèbre écrivain et fils du gouverneur de l’État, est retrouvé mort. La police conclut à un suicide. Mais cette hypothèse ne convint pas son ami Ken Kourian, jeune acteur qui tente de percer à Hollywood. Ken décide d’enquêter et découvre de nombreux éléments troublants dans le passé de son ami : l’enlèvement de son frère lorsqu’ils étaient enfants et l’internement de sa mère, Florence, dans un asile. Mais pour découvrir la vérité, Ken devra déchiffrer les indices cachés dans le dernier ouvrage d’Oliver, un roman tête-bêche intitulé L’énigme de Turnglass et dont le héros est un jeune médecin appelé Simeon Lee….

Mon avis :
L’énigme de Turnglass est un roman à concept : le tête-bêche. Il s’agit de deux récits, deux époques, une histoire à reconstituer.
Les atmosphères des deux histoires oscillent entre ambiance oppressante, presque gothique, et thriller psychologique.
La quête de vérité est au cœur du roman, comme moteur du dispositif narratif. Les deux récits, situés à des époques différentes, mettent en scène des personnages animés par le besoin de comprendre ce qui s’est réellement passé.  C’est la fiabilité des sources que le roman interroge, ainsi que la manipulation des faits. Tout au long de l’histoire, la vérité est toujours fragmentée, dissimulée ou déformée par ceux qui la racontent.
Le thème de l’enfermement traverse également tout le roman. Les lieux eux-mêmes où se déroulent les aventures sont isolés, ce qui participe au sentiment d’enclavement. Ensuite, les personnages subissent tantôt un enfermement physique (je pense à la prison de verre), tantôt psychologique (là, je pense aux secrets familiaux). Gareth Rubin utilise ces notions d’enfermement non seulement comme ressort narratif, mais aussi comme une métaphore de l’étouffement des individus face aux normes, au passé et à la vérité dissimulée.
Pour finir, j’ai apprécié la structure tête-bêche du livre, qui permet de renforcer chacune des histoires par effet de miroir et de jouer sur les points de vue biaisés de l’ensemble des protagonistes du roman.

Lecture : Le Problème à Trois Corps (Cixin)

Lecture : Le Problème à Trois Corps (Cixin)

Résumé :
En pleine Révolution Culturelle, le pouvoir chinois construit une base militaire secrète destinée à abriter un programme de recherche de potentielles civilisations extraterrestres. Ye Wenjie, une jeune astrophysicienne en cours de « rééducation » parvient à envoyer dans l’espace lointain un message contenant des informations sur la civilisation humaine.

Mon avis :
La structure en trois parties du Problème à Trois Corps est un pari audacieux réussi, car l’auteur développe son univers grâce à plusieurs aspects fragmentés, pour ensuite les lier de fil blanc.
D’abord, les bases historiques du postulat : la découverte d’un signal venu d’une civilisation extraterrestre. Astucieusement, cette phase est présentée sous la forme de la biographie de l’un des personnages centraux de l’histoire, ce qui permet de couvrir près de 50 ans d’histoire terrienne.
Ensuite, l’auteur nous fait découvrir par morceaux successifs cette civilisation lointaine, par le biais d’une participation à un jeu vidéo. Plusieurs millénaires de cette civilisation sont ainsi balayés.
Enfin, le lecteur est placé au sein de la civilisation extraterrestre. Ainsi, l’auteur nous présente ses enjeux, ses désirs et ses craintes.
En tant qu’auteur, j’ai aimé la façon dont l’auteur emmène son lecteur à la découverte de son univers, et la créativité dont il fait preuve pour mêler la science et la fiction tout au long du roman.

Lecture : L’Iliade (Homère)

Lecture : L’Iliade (Homère)

Résumé :
Composé de presque 16 000 vers et divisée en vingt-quatre chants, L’Iliade dont le nom provient d’Ilion, l’autre nom de la ville de Troie est un texte de la Grèce antique attribué au légendaire Homère et qui aurait été composé entre -850 et -750, soit quatre siècles après la période du mythique conflit qu’il relate. Cette œuvre narre la colère d’Achille (« Akhilleus » en grec ancien) durant une période de quelques semaines de la dixième et dernière année de la Guerre de Troie. Cette œuvre a connu un retentissement majeur dans le monde hellénique de l’Antiquité et restent considérée comme une œuvre fondatrice de la civilisation européenne.

Mon avis :
L’Iliade d’Homère est une œuvre difficile d’accès s’il en est : la galerie des personnages (humains et dieux) est impressionnante, le lecteur entre in medias res dans l’histoire et aucun élément de contexte n’est fourni. Pourtant, c’est aussi une œuvre magistrale.
La multitude de traits de caractères dépeints à travers les personnages est riche. Nous avons tour à tour la rage, l’honneur, la ruse ou encore la loyauté, incarnées par Achille, Hector, Ajax, Patrocle, Ulysse… Chacun est porteur de valeurs, de blessures et de gloire individuelles et pourtant leurs histoires s’inscrivent dans la grande histoire collective.
A travers l’ensemble du récit, les dieux ne cessent d’intervenir dans leurs affaires, ce qui crée des ironies dramatiques où le lecteur comprend très vite que les personnages, malgré leur détermination, ne sont pas maîtres d’eux-mêmes. C’est en partie ce qui rend, mais aussi grâce à l’ampleur des batailles, L’Iliade aussi épique.
En tant qu’auteur, j’ai été intéressé par le fait que L’Iliade célèbre autant la grandeur de ses personnages tout en interrogeant le lecteur sur le sens de la guerre.

Lecture : Pensées pour moi-même (Aurèle)

Lecture : Pensées pour moi-même (Aurèle)

Résumé :
Imaginez tenir entre vos mains non seulement un livre, mais une fenêtre ouverte sur l’âme de l’un des empereurs les plus sages et les plus réfléchis de l’histoire. « Méditations » de Marc Aurèle n’est pas simplement un recueil de pensées ; c’est un trésor d’introspections, un guide intemporel qui transcende les siècles pour apporter lumière et sagesse dans la vie de ses lecteurs.

Mon avis :
Dans cet ouvrage, Marc Aurèle mène une réflexion sur la maîtrise de soi et l’acceptation du destin. À travers ses pensées, il nous invite à cultiver la sagesse intérieure en domptant nos émotions et en adoptant une posture rationnelle face aux épreuves. Il nous enseigne aussi à embrasser l’ordre du monde avec sérénité, en acceptant ce que nous ne pouvons changer tout en cultivant la vertu et la maîtrise de soi face aux aléas de l’existence.
Ce texte intemporel, d’une grande humanité, résonne encore aujourd’hui comme une leçon de paix intérieure et de force morale.
A méditer…

Lecture : Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé (J. K. Rowling)

Lecture : Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé (J. K. Rowling)

Résumé :
Dans un monde de plus en plus inquiétant, Harry se prépare à retrouver Ron et Hermione. Bientôt, ce sera la rentrée à Poudlard, avec les autres élèves de sixième année. Mais pourquoi Dumbledore vient-il en personne chercher Harry chez les Dursley ?

Mon avis :
Ce volume est le plus sombre depuis le début de la série. La mort devient une présence oppressante à travers l’ensemble du récit.
La disparition de Sirius qui hante Harry, l’enterrement, d’Aragog, la perte de Dumbledore, représentent plusieurs phases d’un basculement. Harry est désormais seul face à son destin, sans guide, sans refuge. Le manque devient moteur de sa quête.
Mais ce tome ne se résume pas à l’ombre de la mort. Rowling y tisse aussi une réflexion sur le pouvoir du savoir et les illusions qu’il procure par le biais du manuel du Prince de Sang-Mêlé. Celui-ci confère à Harry une grande maîtrise des potions, mais son apprentissage repose sur un héritage inconnu et potentiellement dangereux. Par ce biais, l’autrice interroge les limites entre le bien et le mal, montrant que le savoir, s’il n’est pas accompagné de sagesse, peut être une arme à double tranchant.
En tant qu’auteur, j’ai apprécié l’ambiance de ce tome, qui oscille approfondit les zones d’ombre du passé de Voldemort et du personnage ambivalent de Rogue.

Lecture : Fahrenheit 451 (Bradbury)

Lecture : Fahrenheit 451 (Bradbury)

Résumé :
Dans une société futuriste, les pompiers brûlent les livres. Une contre-utopie qui invite à réfléchir sur le pouvoir des médias et les dangers de la censure.

Mon avis :
Tout d’abord, n’oublions pas que ce roman dystopique a été écrit en 1953… et qu’il résonne aujourd’hui encore par sa perspicacité.
Le lecteur est directement plongé dans un monde où la pensée critique est devenue un crime et où les livres, symboles de liberté, finissent en cendres (d’où le nom du livre, Fahrenheit 451 étant la température de consumation du papier). Le livre explore donc un monde où la censure et la société du divertissement font loi. La lecture, poussant à la remise en question, est perçue comme dangereuse ; les écrans omniprésents maintient la population dans une illusion de bonheur.
Ce texte nous met en garde contre une culture où la superficialité prime sur la connaissance.
À travers le parcours de Guy Montag, un pompier devenu dissident, le roman aborde également le thème du pouvoir de la littérature et de la mémoire. Les livres sont des vecteurs d’idées, de rêves et d’émotions et les résistants qui mémorisent des œuvres pour les sauver rappellent que la transmission du savoir est essentielle à l’humanité.
Ce qui m’a interpellé, en tant qu’auteur, c’est que Bradurry a su anticiper avec une belle précision les dérives de notre monde actuel.

Lecture : Mécanique Céleste – T2 (Merwan)

Lecture : Mécanique Céleste – T2 (Merwan)

Résumé :
Après leur victoire contre Fortuna à la Mécanique Céleste, Aster et l’équipe de Pan fuient la cité et trouvent refuge dans une ancienne usine désaffectée. Ils y rencontrent une étrange communauté recluse, La Source, qui prône la neutralité envers Fortuna et Cérès. Mais la paix ne dure qu’un temps et les émissaires de Fortuna débarquent dans l’usine, bien décidés à mettre la main sur les responsables d’un attentat contre leurs dispositifs technologiques qui s’y seraient réfugiés. S’ensuit une véritable course-poursuite entre faux terroristes, vrais espions et au milieu de ce bazar, Aster et son équipe de bras cassés !
Un récit à l’énergie, à la générosité et à la bonne humeur communicative qui reprend tous les éléments qui ont fait le succès de « Mécanique Céleste » !

Mon avis
Ce deuxième volet mêle avec brio deux thématiques : la survie dans un univers où la technologie et l’ordre social se sont effondrés et la lutte pour la liberté face à l’oppression.
Aster et les siens découvrent « La Source », une communauté autonome vivant en harmonie loin du chaos extérieur. La question se pose alors au fil des pages : ce refuge résistera-t-il encore longtemps face à l’hostilité du monde extérieur ?
Un des fils conducteurs du récit est la résistance à la domination. L’auteur nous laisse à penser par sa façon de faire avancer l’histoire que l’oppression perdure même dans un monde qui devrait être à reconstruire. Il nous montre les dilemmes et les sacrifices nécessaires pour préserver sa liberté.
En tant qu’auteur, j’ai aimé la maîtrise de l’auteur à gérer le virage thématique de son histoire par rapport au premier volet de la BD.

Lecture : Jean Doux et le Mystère de la disquette molle (Valette)

Lecture : Jean Doux et le Mystère de la disquette molle (Valette)

Résumé :
Philippe s’amuse ici avec le mélange de la vie bureaucratique et l’humour aventurier : la touche humoristique ne vient pas ici uniquement du style, mais du basculement de l’aventure dans un univers totalement réaliste.L’histoire se déroule dans une petite entreprise spécialisée dans les broyeuses à papier qui vient de se faire racheter, le matin même, par un gros concurrent. L’aventure commence lorsque Jean Doux fait cette découverte mystérieuse : une mallette contenant une disquette molle dans le faux-plafond du débarras. Après avoir mis sa collègue dans la confidence à la cantine, ils décident d’enquêter.

Mon avis
Cette bande dessinée est étonnante à plus d’un titre.
D’abord, parce que derrière le dessin qui se veut très stylisé, le récit déborde d’humour absurde et de situations improbables basées notamment sur l’ennui, la routine et les paradoxes du monde de l’entreprise des années 80-90.
Nous lisons une critique sociale, qui nous pousse à réfléchir sur notre rapport au travail et à l’évolution technologique.
Ensuite, il est question dans cette BD de la nostalgie des technologies rétro.
La disquette molle, point de départ de l’intrigue, symbolise à la fois un temps révolu et une source de mystère. Cette fascination pour l’ancien contraste avec le rythme soutenu des innovations actuelles.
La capacité de l’auteur à faire évoluer son histoire par petites touches, a attiré mon attention. Au fur et à mesure de l’avancée du récit, l’histoire ouvre des tiroirs inattendus, comme la découverte d’un corps quelque part dans les profondeurs de l’immeuble, et les aspects juridiques liés aux innovations et à leur utilisation…
Une BD qui cache son jeu, à découvrir !

Lecture : Les robots rêvent-ils de moutons électriques ? (Dick)

Lecture : Les robots rêvent-ils de moutons électriques ? (Dick)

Résumé :
Le mouton n’était pas mal, avec sa laine et ses bêlements plus vrais que nature – les voisins n’y ont vu que du feu. Mais il arrive en fin de carrière : ses circuits fatigués ne maintiendront plus longtemps l’illusion de la vie. Il va falloir le remplacer. Pas par un autre simulacre, non, par un véritable animal. Deckard en rêve, seulement ce n’est pas avec les maigres primes que lui rapporte la chasse aux androïdes qu’il parviendra à mettre assez de côté. Holden, c’est lui qui récupère toujours les boulots les plus lucratifs – normal, c’est le meilleur. Mais ce coup-ci, ça n’a pas suffi. Face aux Nexus-6 de dernière génération, même Holden s’est fait avoir. Alors, quand on propose à Deckard de reprendre la mission, il serre les dents et signe. De toute façon, qu’a-t-il à perdre ?

Mon avis :
Rappelons que le livre a été écrit en 1966, et qu’il a donné naissance au film Blade Runner. Ce qui fait de lui une pièce majeure d’anticipation.
Philip K. Dick interroge le lecteur sur les sentiments et leurs origines. Les robots peuvent-ils ressentir des émotions et partager des sentiments ? L’auteur interroge le lecteur sur la complexité de vivre avec des êtres synthétiques privés d’empathie, qui n’éprouvent que des émotions artificielles. Ces êtres électriques éprouvent pourtant des désirs, des peurs, et ont une véritable quête de sens. C’est justement ce qui produit la subtilité du roman : la frontière entre l’inné et le simulé et brouillée.
Parallèlement, l’incapacité de l’humanité à distinguer le vivant de l’artificiel illustre une crise d’identité collective, qui révèle une humanité en quête d’authenticité et aveuglée par ses préjugés. Par ce biais, l’auteur nous interroge sur la définition même de l’humain face à la montée de l’artifice.
En tant qu’auteur, j’ai été touché par l’ambiance du roman. Nous évoluons dans un monde détruit et vide. Cela évoque pour moi le travers des réseaux sociaux (la fameuse boîte à emptahie du roman) où, vu de ce prisme numérique, tout ce qui est réel devient terne et gris.

Lecture : Pensées intimes (Einstein)

Lecture : Pensées intimes (Einstein)

Résumé :
L’éditeur américain de ce recueil d’aphorismes d’Einstein avait titré le livre : The Quotable Einstein (citations d’Einstein) et l’avait attribué à Alice Calaprice, éditeur à Princeton des papiers d’Einstein, qui a eu l’idée de les réunir.
L’éditeur français l’attribue astucieusement (mais faussement) à Einstein. Le lecteur lui en voudra ou non (s’il est prévenu !), dans la mesure où il ne trouve ici nulle trace de la physique qui a rendu Einstein célèbre, ni la moindre vulgarisation. Cela dit, et une fois le cadre défini, les citations du grand homme, classées par thèmes, n’en sont pas moins savoureuses. Des plus connues (« Dieu est subtil, mais pas malicieux », suivie de « Finalement, il est peut-être malicieux… ») aux plus surprenantes (« Je n’ai pas de talents particuliers. Je suis juste passionnément curieux »), c’est le portrait du mythe Einstein qui est brossé ici.
La préface de Freeman Dyson explique la remarquable persistance de ce mythe : Einstein était non seulement un très grand savant ; il était aussi un être humain.

Mon avis :
Les citations contenues dans ce livre montrent un esprit à la fois rigoureux et créatif. Albert Einstein valorisait l’imagination autant que la logique, voyant dans l’inconnu et les mystères de l’espace une source infinie d’inspiration pour ses études scientifiques. Sa réflexion ne se limitait pas à la science, la curiosité profonde qui l’habitait pour les questions humaines et philosophiques était présente dès ses plus jeunes années.
Avec le temps, ses préoccupations ont évolué vers des enjeux plus éthiques et sociaux, notamment face aux bouleversements mondiaux. Il dénonçait la répétition des erreurs humaines et prônait une évolution de la pensée. Ses citations reflètent ainsi une trajectoire intellectuelle évoluant tout au long de sa vie.
En tant qu’auteur, j’ai particulièrement apprécié certaines de ces citations, qui rendent accessibles des concepts complexes.

Lecture : Le Cycle des Robots – T2 (Asimov)

Lecture : Le Cycle des Robots – T2 (Asimov)

Résumé :
Comment risque de réagir un robot programmé pour un environnement lunaire dès lors qu’il se retrouve égaré sur Terre ? Un robot peut-il mentir à un procès pour préserver les intérêts de son utilisateur ? Le docteur Susan Calvin, robopsychologue, dialogue avec les androïdes pour faire la lumière sur ces étranges affaires. Et découvre davantage de défauts de programmation chez l’homme que chez ses fidèles créations…Les robots ont imposé Isaac Asimov comme l’un des piliers de l’Âge d’or de la SF, dès les années 1940. Il est l’instigateur des fameuses et révolutionnaires trois Lois de la robotique, qui brisent le mythe du robot envahisseur ou aliéné pour en faire un être enclin au doute et à la contradiction.

Mon avis :
Dans le second tome du Cycle des Robots, Isaac Asimov continue à explorer l’univers des robots. Il nous plonge dans un futur très proche de nos propres questionnements contemporains.
Asimov anticipe des technologies qui, à l’époque de l’écriture des textes, appartenait au domaine de la pure science-fiction : robots capables de diagnostic médical, machines intelligentes intégrées dans des systèmes politiques… Sa capacité à imaginer un futur où l’interaction entre l’homme et la machine devient presque symbiotique en est la preuve.
À travers ses nouvelles, Asimov explore en profondeur des concepts comme la dépendance technologique, les dilemmes éthiques face aux décisions automatisées et le rôle croissant des robots dans nos vies quotidiennes.
Ce qui m’a principalement frappé lors de la lecture de ce tome 2, ce sont les profondes réflexions menées par l’auteur, et surtout la fluidité avec laquelle il nous les transmet, grâce à son récit structuré sous forme de nouvelles. Une leçon.

Lecture : Le Père Goriot (Balzac)

Lecture : Le Père Goriot (Balzac)

Résumé :
Honoré de Balzac publie Le Père Goriot en 1835, ce livre est l’un des premiers grands succès de l’auteur et une œuvre centrale de son cycle romanesque : La Comédie Humaine. À travers l’histoire de ce père de famille sacrifiant sa fortune aux bonheurs de ses filles, Balzac nous dépeint avec réalisme son Paris en pleine mutation sociale. De Vautrin au jeune Eugène de Rastignac, on y retrouve déjà de nombreux personnages qui peupleront durablement son univers romanesque.

Mon avis :
Le Père Goriot est l’un des romans les plus emblématiques de la Comédie Humaine, l’immense fresque de la société française du XIXème siècle réalisée par Balzac. Celui-ci explore des thèmes profonds qui résonnent encore aujourd’hui : l’orgueil et l’ingratitude.
À travers son roman, Balzac dresse un portrait acerbe de la société parisienne de son temps. L’ambition est portée aux nues, l’injustice détruit les relations humaines, jusqu’aux plus sacrées que sont celles des liens du sang.
La société dépeinte dans ce roman se nourrit des rêves, des illusions et des sacrifices, pour finalement ne laisser que des êtres brisés, oubliés et trahis. Le personnage du père Goriot synthétise cette société, par la grandeur et la faiblesse de l’amour paternel. Un amour que l’ingratitude de ses filles ne sauront jamais reconnaître.
Ce roman est finalement un cri de dénonciation des illusions sociales.
En tant qu’auteur, j’ai été intéressé par le talent de Balzac à planter ses décors, à les charger des atmosphères propices au développement de ses thématiques.

Inscription

En vous inscrivant à mes actualités,
recevez gratuitement la première aventure du
Cycle de Barcil, Orglin la Primitive en version e-book !

Votre inscription a bien été validée

Une erreur est survenue pendant l'envoi ; essayez à nouveau.