Lecture : Caligula (Albert Camus)

Lecture : Caligula (Albert Camus)

Résumé :
Caligula est une pièce de théâtre en 4 actes écrite par Albert Camus, entamée en 1938 (le premier manuscrit date de 1939), et publiée pour la première fois en mai 1944 aux éditions Gallimard. La pièce fera par la suite l’objet de nombreuses retouches. Elle fait partie, avec l’Étranger (roman, 1942) et le Mythe de Sisyphe (essai, 1942) de ce que l’auteur a appelé le «cycle de l’absurde». Certains critiques perçurent la pièce comme existentialiste, courant philosophique auquel Camus se défendit cependant toujours d’appartenir.

Elle met en scène Caligula, empereur romain tyrannique qui agit avec démesure, en quête d’impossible.

Mon avis :
N’étant pas un habitué de lectures de pièces de théâtre, je dois avouer avoir été un peu déstabilisé par rapport à mes lectures habituelles.

Ceci dit, j’ai apprécié les tournures d’esprit de chacun des personnages, avec toujours ces traits de dérision caractéristiques de l’oeuvre du « cycle de l’absurde » de l’auteur.

Un grand auteur, ce Camus, qui nous livre ses compétences dans des domaines littéraires divers et variés… à découvrir !

Lecture : L’étranger (Albert Camus)

Lecture : L’étranger (Albert Camus)

Résumé :
«Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s’est ouverte, c’est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j’ai eue lorsque j’ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n’ai pas regardé du côté de Marie. Je n’en ai pas eu le temps parce que le président m’a dit dans une forme bizarre que j’aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français…»

Mon avis :
Pour son premier roman, Albert Camus nous envoie directement un chef d’oeuvre.

Paru en 1942, « L’étranger » pose la théorie de l’absurde de l’auteur. L’histoire raconte la vie d’un homme pour qui la vie n’est qu’une simple suite de faits, dont la relation de cause à effet n’a qu’une issue inéluctable.

Le récit est l’exposition froide de faits menant le personnage principal au crime, puis à son procès.

Ecrit à la première personne, le roman donne au lecteur la sensation d’être dans une sorte de journal intime. Mais le narrateur est si distant, si insensible et finalement si inhumain que l’absence d’émotion du personnage en devient criante. Alors prend le relais notre propre réflexion.

Comment quelqu’un d’ordinaire ressentir face à ces événements ? 

Un livre qui vous suit encore un bon moment après sa lecture, comme produisant un échos en nous.

Un texte, à lire, donc… mais aussi à méditer !