Lecture : Le Vicomte de Bragelonne (Dumas)

Lecture : Le Vicomte de Bragelonne (Dumas)

Résumé :
Au mois de mai 1660, le vicomte de Bragelonne arrive au château de Blois, porteur d’une lettre annonçant à Monsieur, le frère de Louis XIII, l’arrivée de Louis XIV et de la cour. La nuit suivante, un homme se présente au monarque : c’est le roi d’Angleterre Charles II, dépouillé de son royaume, qui vient demander au roi de France de l’argent ou des hommes afin de reconquérir sa couronne. Mazarin refuse. Sur le chemin du retour, Charles II rend visite à Athos qui lui propose son aide… Publié de 1847 à 1850, Le Vicomte de Bragelonne achève la trilogie ouverte par Les Trois Mousquetaires et poursuivie avec Vingt ans après. Mais ce troisième volet est placé sous le signe du désenchantement et de la mélancolie : les repères dont disposaient les mousquetaires pour régler leur action vacillent dans un monde qui a changé.

Mon avis :
Dans Le Vicomte de Bragelonne, Alexandre Dumas nous rappelle que le temps passe, que les hommes vieillissent, mais que certaines valeurs perdurent à travers les années. Les mousquetaires ne sont plus les jeunes hommes fougueux d’autrefois : ils changent, prennent de l’âge et voient leur monde se transformer. Pourtant, malgré les épreuves et les bouleversements, l’amitié reste une force essentielle de leur existence.

À travers cette histoire, Dumas nous invite à réfléchir à notre propre vie. Finalement, les années passent, mais les amitiés sincères peuvent laisser une trace durable et donner tout son sens au chemin parcouru.

Ce qui rend ce roman touchant, c’est justement cette manière de montrer que vieillir ne signifie pas tout perdre. Les années apportent des regrets, des désillusions et parfois de la tristesse, mais elles donnent aussi plus de profondeur aux liens qui unissent les personnages. La fidélité devient alors bien plus qu’une simple promesse : elle témoigne d’un attachement qui résiste au temps.

Lecture : Akira (Otomo)

Lecture : Akira (Otomo)

Résumé :
En 2019, trente-huit ans après la Troisième Guerre mondiale, Néo-Tokyo arrive au terme de sa reconstruction. Dans cette ville sans âme errent Kaneda et sa bande. Des jeunes désœuvrés, élèves d’un centre d’apprentissage professionnel, qui n’ont que leur moto et leurs virées nocturnes pour seule échappatoire à l’ennui du quotidien. Mais une nuit, ils trouvent sur leur route un être des plus étranges, un enfant au visage de vieillard, avec un numéro tatoué sur la main : le numéro 26. En tentant de l’éviter, Tetsuo chute à moto et se blesse grièvement. Il se réveille dans un hôpital de l’armée avec des pouvoirs surnaturels qu’il lui faut désormais apprendre à contrôler. De retour parmi ses amis, il se rebelle contre l’autorité de Kaneda et finit par quitter le groupe…

Mon avis :
Tout au long de son manga, Katsuhiro Otomo propose une réflexion puissante sur les dangers d’un pouvoir incontrôlable, et sur la fragilité des sociétés humaines.

À travers le personnage de Tetsuo, le manga montre comment la frustration, la jalousie et le désir de reconnaissance peuvent conduire un individu à sa propre perte. En obtenant des pouvoirs qui le dépassent, Tetsuo devient un électron libre, incontrôlable. Incapable de maîtriser sa force, il plonge Neo-Tokyo dans le chaos.

La catastrophe de la destruction de Néo-Tokyo propose un nouveau départ : Otomo entretient une ambiguïté intéressante entre la destruction d’un monde fané et le renouveau possible d’un monde en devenir, encore à créer.

J’ai apprécié la manière dont Akira mêle action et réflexion philosophique. L’auteur ne se contente pas de raconter une catastrophe. Tout au long du récit, il ne cesse d’interroger le lecteur sur les conséquences de nos ambitions et notre capacité à renaître après l’effondrement.