Lecture : Le comte de Monte Cristo (Alexandre Dumas)

Lecture : Le comte de Monte Cristo (Alexandre Dumas)

Résumé :
Marseille, 1815. Jamais Edmond Dantès n’a été aussi près du bonheur. Bientôt capitaine du Pharaon, fiancé à la belle Mercédès, il voit ses espérances comblées. Et puis, soudain, le rêve se brise. Une dénonciation anonyme… et le voilà emprisonné au château d’If. Qui l’a trahi ? Pourquoi ? Dantès l’ignore mais il se le jure : sa vengeance sera terrible.

Mon avis :
Le Comte de Monte Cristo, d’Alexandre Dumas (et écrit en collaboration avec Auguste Maquet) est paru en 1844 est un monument de la littérature française du XIXème siècle.

Pavé de plus de 1 000 pages, le roman raconte la mésaventure d’Edmond Dantès, un jeune marin de 19 ans promis à un avenir radieux (en effet, il va devenir capitaine d’un navire et va se marier avec la belle catalane Mercédès). Sauf que… des jaloux de sa réussite et de son bonheur vont le faire plonger dans le plus profond cachot de France : le château d’If à Marseille.

Il y passera 14 ans. 14 années où il vivra les affres du désespoir. Au moment où il sombre pour le néant, il fait la rencontre d’un autre prisonnier qui lui fait don du savoir et d’une richesse incommensurables.

Alors, après son évasion, commence sa vengeance…

Le Comte de Monte Cristo est vraiment un ouvrage de référence, rempli d’aventures croisées. Le récit ficelé d’une main de maître emmène le lecteur à tourner les pages, avec impatience et fébrilité.

Alexandre Dumas manie avec un extrême talent les images littéraires dans ses descriptions à la fois poétiques et précises ; il en profite pour placer ici et là des traits de réflexions philosophiques sur l’amitié, le savoir, la vengeance… Et à chaque fois cela tombe juste et fait mouche.

Ce qui m’a tout autant interpelé dans l’ouvrage d’Alexandre Dumas (entre autre), est aussi la capacité de l’auteur à jongler avec les atmosphères. Nous alternons entre les récits maritimes, aux ambiances des fonds salles des geôles du château d’If, à celles non moins ténébreuses des catacombes romaines ; nous sommes frappés par la lumière du carnaval de Rome et la vie mondaine parisienne. Tout cela avec à chaque fois la même virtuosité. Bravo !

Bref, nous sommes en présence d’un vrai chef d’oeuvre à lire, relire, et à méditer…

Auteur : Frédéric Beigbeder

Auteur : Frédéric Beigbeder

“Chaque détail prend de la valeur quand plus rien n’a de sens.”

Frédéric Beigbeder

Frédéric Beigbeder (né en 1965) est un écrivain, critique littéraire et réalisateur français.

Son premier roman est publié en 1990, il a alors 24 ans, il le nommera « Mémoires d’un jeune homme dérangé ». En 1994, il a crée le « Prix de flore » du nom du célèbre café de Saint-Germain-des-Prés à Paris. Ce prix est doté de 6000 euros ainsi que la possibilité quotidienne pour le lauréat de se faire servir du Pouilly-fuissé, au Café Flore, dans un verre gravé à son nom et cela pendant un an. Ce prix automnal récompense chaque année un jeune auteur français au talent prometteur.

Frédéric Beigbeder est un personnage très controversé et contradictoire. Ce dandy aime son personnage et en même temps, il n’hésite pas à se critiquer dans ses auto-fictions. Il dénonce un système, la publicité, mais il y est resté 10 ans. L’auteur de « L’amour dure trois ans » a été marié et divorcé à deux reprises.

Le travail de cet auteur est fascinant par son punch, ses phrases tranchées, son ton direct et provocateur. Sa maîtrise technique de la langue française en fait aussi pour l’un des auteurs de référence de notre époque.

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Un auteur n’est pas un lecteur comme les autres

Un auteur n’est pas un lecteur comme les autres

“La seule écriture valable, c’est celle qu’on invente… C’est ça qui rend les choses réelles.”

Ernest Hemingway

Ecrire nécessite une grande patience, doublée d’une énorme volonté.

Ecrire, c’est aussi transmettre ses peurs, ses doutes et sa façon de voir et d’appréhender la vie.

L’auteur lit les textes de ses comparses comme un lecteur lambda.

Tout comme lui, il aime se laisser bercer et manipuler par un récit bien ficelé, aux détours duquel se cache une émotion ou un frisson. Mais l’écrivain va un peu plus loin que la surface glacée d’un texte. Il décortique et étudie la construction, les champs lexicaux, la syntaxe comme un mécanicien le ferait d’une grosse cylindrée. Cet exercice ne consiste certes pas à copier, contrefaire ou à bâcler ses propres textes. Non, cela permet de mieux comprendre et maîtriser les ressorts dramatiques d’une histoire car, il est toujours bon d’apprendre des réussites et des erreurs des autres.

L’étude de textes littéraires (d’auteurs contemporains ou des classiques) est une gymnastique à laquelle l’auteur doit se rompre pour progresser. Croire qu’un auteur doive se soustraire à la lecture par peur d’être influencé ou de perdre ce qui fait de lui un auteur unique est une erreur, puisque les textes, avant de sortir du clavier sont (en principe) réfléchis et mûris.

Et vous, comment lisez-vous ?

Auteur : H.P. Lovecraft

Auteur : H.P. Lovecraft

« Je ne participe jamais à ce qui m’entoure, je ne suis nulle part à ma place. »

H.P. Lovecraft

Howard Phillips Lovecraft (1890 – 1937), est un écrivain américain dont le nom est associé à l’horreur, aux récits fantastiques et de science-fiction.

En créant son non très célèbre mythe de Cthulhu, Lovecraft voulait montrer que le cosmos n’est pas anthropocentrique, que l’homme, forme de vie insignifiante parmi d’autres, est loin de tenir une place privilégiée dans la hiérarchie infinie des formes de vie. Ses travaux, profondément pessimistes et cyniques, remettent en question le Siècle des Lumières et le romantisme.

Les sources d’inspiration de Lovecraft, tout comme ses créations, sont relatives à l’horreur cosmique, à l’idée selon laquelle l’homme ne peut pas comprendre la vie et que l’univers lui est profondément étranger. Ceux qui raisonnent véritablement, comme ses protagonistes, mettent toujours en péril leur santé mentale.

Bien que le lectorat de Lovecraft fût limité de son vivant, sa réputation évolue au fil des décennies et il est à présent considéré comme l’un des écrivains d’horreur les plus influents du XXème siècle. De nombreux écrivains contemporains (Stephen King, Alan Moore, Neil Gaiman…) ont cité Lovecraft comme source d’inspiration principale de leur œuvre.

Les thèmes de prédilection de l’auteur…
Le savoir interdit
Ses personnages qui rencontrent les manifestations “vivantes” de l’incompréhensible deviennent souvent fous. Ces personnages, qui essayent d’utiliser ce savoir, sont systématiquement condamnés. Parfois, leurs travaux attirent des créatures malignes et, d’autres fois, ils sont détruits par des monstres qu’ils ont eux-mêmes créés.

Les influences extraterrestres sur l’humanité
Les entités du Mythe de Lovecraft ont des serviteurs humains/humanoïdes ; Cthulhu, par exemple, est vénéré par des cultes eskimo au Groenland et par des cercles vaudous en Louisiane. Ces dévots servent d’outil narratif à l’auteur. Beaucoup d’entités du Mythe sont trop puissantes pour être vaincues par des humains et sont si horribles que les rencontrer engendre irrémédiablement la folie.

La culpabilité héritée
Une autre idée récurrente chez Lovecraft est celle selon laquelle les descendants d’une lignée ne peuvent jamais échapper aux marques laissées par les crimes de leurs aïeux, quels que soient leur éloignement temporel et géographique.

Le destin
Les personnages de Lovecraft sont souvent incapables de contrôler leurs propres actions ou éprouvent des difficultés à en changer le cours. Certains d’entre eux pourraient être facilement libérés en prenant la fuite mais, soit cette possibilité ne se présente jamais, soit elle est compromise par certaines forces. En fait, fuir ou mourir ne sert bien souvent à rien et, dans certains cas, la fatalité concerne toute l’humanité et aucune échappatoire n’est possible…

Ce qui m’interpelle dans le travail de Lovecraft, c’est sa capacité à inventer des descriptions poignantes, qui ont tendance à faire regarder par-dessus son épaule lorsqu’on le lit de nuit…
Le revers de la médaille, c’est peut-être la lenteur avec laquelle les choses s’installent, et parfois le manque d’action tant la part psychologique prend le dessus…

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Auteur : J.K. Rowling

Auteur : J.K. Rowling

« L’imagination, c’est ce qui nous rend capables de comprendre ce que nous n’avons jamais vécu. »

J.K. Rowling

JK Rowling (née en 1965) est une écrivaine britannique britannique.

Doit-on encore présenter cet écrivaine de talent ?
Sa notoriété mondiale a éclaté grâce la série Harry Potter (traduits en au moins 67 langues). Elle a commencé à écrire Harry Potter en 1990, et a dû attendre de longues années et l’aide d’un agent littéraire, Christopher Little, avant que son livre paraisse en 1997.

Le style des ouvrages évolue avec l’âge des lecteurs, qui passent au fil des sorties des ouvrages des âges de l’enfance à celui de l’adolescence, pour s’achever à l’âge adulte.

La profondeur de son univers, déjà bien là dès le début des aventures de Harry Potter, et l’immersion s’accentue un peu plus à chaque volume. Sa maîtrise de la multitude de personnages, dont les aventures se croisent et se recroisent, est pour moi un exemple à suivre : tracer un fil, puis tisser un réseau autour pour densifier le tout… et aborder l’essence de l’esprit humain à travers chacun des personnages.

Ce qui m’intéresse dans le travail de JK Rowling, c’est sa maîtrise de la culture folklorique (allant, entre autre, du conte populaire au récits vikings), dont elle a su non seulement s’inspirer, mais remanier pour former son propre monde. Une auteure aussi, qui a réussi le drôle de challenge de mettre à la lecture toute une génération de jeunes lecteurs.

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Auteur : Maxime Chattam

Auteur : Maxime Chattam

« N’oubliez pas qu’on a inventé la machine a voyager dans le temps et dans l’espace ainsi que vers d’autres mondes : le livre. Alors lisez. »

Maxime Chattam

Maxime Chattam est un écrivain français (né en 1976) qui, à la suite d’études en criminologie s’est spécialisé dans le roman policier.

C’est un auteur « à cycles », qui approfondit les trames de ses histoires, qui sait parfaitement les faire se couper, recouper et s’imbriquer.

S’exprimant dans un style direct et sans artifice, il détourne l’attention de son lecteur en cumulant les pistes, vraies ou fausses. Chattam ne cherche pas les effets de manche littéraires. Ce qui l’anime, c’est bien plus les rebondissements de scénario et l’immersion complète de son lecteur dans l’histoire.

Ce qui me plaît chez Chattam, c’est sa capacité à embarquer le lecteur dans son univers et à jouer avec lui. Ses ambiances de polar et de mystère qu’il maîtrise parfaitement font de ses oeuvres des récit non pas à lire, mais à dévorer !

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Actu : florilège de presse

Actu : florilège de presse

C’est en faisant une inspection de mes archives que je suis retombé sur un petit stock de coupures de presse.

Alors voici un petit florilège de mes différentes parutions dans la presse nationale et locale…

Novembre – décembre 2014
Contribution au #5 de la revue Off The Wall – Cultures photo
Mars 2017
Journal Var Matin


Mars 2017
Journal Var Matin
Juin 2017
Journal Var Matin
Juillet – Août 2014
Magazine Photo
Septembre 2014
Magazine du Conseil Général du Var : Var Mag’
Octobre 2014
Magazine Photo
Novembre – décembre 2014
Magazine Profession Photographe
11 février 2016
Article sur le métier d’écrivain paru dans un magazine japonais
10 novembre 2012
Journal Var Matin
3 novembre 2011
Site Internet Ouest Var
5 mai 2014
Journal Var Matin
14 septembre 2010
Journal Var Matin
Janvier 2011
Journal de la ville de Hyères
22 octobre 2009
Club de lecture de l’ïle de Porquerolles
20 octobre 2009
Mieux vivre à Cuers
13 février 2009
Journal Var Matin
4 août 2009
Journal Var Matin
1 décembre 2009
Journal Var Matin
29 novembre 2010
Journal Var Matin
Mars 2017
Interview sur le blog Entre les Pages
Septembre 2015
leblogphoto.net

Auteur : Bernard Werber

Auteur : Bernard Werber

“Le monde se divise en deux catégories de gens : ceux qui lisent des livres et ceux qui écoutent ceux qui ont lu des livres.”

Bernard Werber

Bernard Werber est un auteur français né 1961.

C’est à l’âge de 13 ans qu’il commence à écrire pour un fanzine et ne tarde pas à monter un journal pour son lycée qu’il appellera Euphorie.

Passionné par la science et le symbolisme, son style d’écriture mêle différents genres, notamment la saga d’aventure, la science-fiction, de l’entre-deux-guerres et le faux conte philosophique.

Dans la plupart de ses romans, Bernard Werber utilise la même forme de construction, alternant des articles informatifs d’encyclopédie et deux ou trois fils narratifs.

De plus, toutes ses productions, par exemple ses romans et ses nouvelles, s’entrecroisent. On retrouve ainsi des personnages comme Edmond Wells à la fois dans la trilogie des Fourmis et dans L’Empire des anges, mais également des thèmes récurrents, comme « l’Arbre des possibles » d’Isidore Katzenberg, ou encore le roman Nous les dieux, reprenant des éléments de la nouvelle L’École des jeunes dieux.

Depuis 1996, Bernard Werber a décidé de sortir un livre par an, à chaque début d’octobre, avec à ce jour deux exceptions : 1999 et 2011, où ne sont sorties que des bandes dessinées.

Ce qui m’intéresse dans le travail de Bernard Werber, c’est sa capacité à emmener le lecteur dans son univers, lui faire découvrir par le biais du récit des faits réels de science.

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Immersion : fantasy !

Immersion : fantasy !

C’est de notoriété publique, un nouveau projet nécessite une immersion dans l’état d’esprit qui va bien.

Pour le projet qui m’occupe actuellement, c’est de la fantasy qu’il me faut : du bon, du gros monde médiéval, physique, torride et brutal.

Alors, dans de pareils cas et pour se mettre au diapason, rien de tel qu’une (re)lecture des classiques. Que dis-je, des GRANDS classiques. Baigner dans ces atmosphères testostéronées et mystiques permet à la fois d’être pénétré, bercé et emporté par toutes les ambiances propres aux objectifs de nos récits d’aventure. Tout cela joue le rôle à la fois de catalyseur d’inspiration et de garde fou (histoire de ne pas réinventer ce qui l’a déjà été).

Dans le style fantasy, Robert E. Howard a écrit à peu près ce qui se fait de mieux. Mettant en scène Conan, son héros récurent, et grâce à son style de boxeur poids lourd : direct et punchy, il nous fait découvrir et voyager dans son univers. Un peu comme si on y était.

Mon projet de mettre en aventure un monde fantasy n’est pas né de hier, bien au contraire. Cela fait maintenant près de 20 ans (déjà ^_^), que j’y réfléchis, que je creuse et je fais mûrir mon petit monde à moi.

Et aujourd’hui, il est temps de vous le faire découvrir.

La sortie du premier texte d’une série basée sur ce monde onirique, est prévue pour avant la fin d’année…

… une aventure est sur le point de naître, préparez-vous à embarquer !!

Auteur : Michel Houellebecq

Auteur : Michel Houellebecq

“La littérature est, profondément, un art conceptuel ; c’est même, à proprement parler, le seul.”

Michel Houellebecq

Michel Houellebecq, né en 1956, est un romancier, poète et essayiste français.

Il est, depuis les années 1990, l’un des auteurs contemporains de langue française les plus traduits dans le monde. Il est considéré comme précurseur dans la littérature française, notamment pour sa description de la misère affective et sexuelle de l’homme occidental dans les années 1990 et 2000.

Controversée, la spécificité stylistique de Houellebecq (désignée parfois comme « style blanc » ou « style plat ») est souvent soulignée par les commentateurs et critiques. Son écriture assimilée à une « absence de style » par ses détracteurs est à l’inverse saluée par d’autres critiques et écrivains.

Comme quoi…

Ce qui m’intéresse dans son style, c’est sa façon littéraire « neutre » de faire se questionner le lecteur, tout au long de ses oeuvres.

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Auteur : Amélie Nothomb

Auteur : Amélie Nothomb

“On peut rater sa vie à cause d’un seul mot.”

Amélie Nothomb

Amélie Nothomb, écrivaine belge est née en 1966. Auteur prolifique (mondialement connue), elle évoque souvent dans ses oeuvres des thèmes comme le sens de la vie et de la condition humaine, le métier d’écrivain ou encore le suicide amoureux.

En 2004, Amélie Nothomb déclare écrire près de quatre romans par an pour n’en publier qu’un seul. Et effectivement, depuis ses débuts en 1992, elle publie exactement un ouvrage par an.

Ayant passé ses plus jeunes années au Japon, celui-ci est un pays qui l’attirera à la fois dans son métier d’écrivain et de par la richesse de sa culture extraordinaire.

Ce qui me plaît chez Nothomb, ce sont ses textes ciselés, ses jongleries permanentes avec l’absurde et la philosophie. La simplicité de ses tournures couplée à son vocabulaire précis et recherché en font, pour moi, une auteure de haut niveau.

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Auteur : J.R.R. Tolkien

Auteur : J.R.R. Tolkien

« La magie n’ opère que si l’ on veut bien consentir à se laisser emporter par Elle. »

J.R.R. Tolkien

Ah !
Tolkien, un autre auteur cher à mon coeur. Un de ceux qui m’ont appris qu’en littérature, il n’existe pas seulement les auteurs classiques que l’on nous fait lire au collège et au lycée…

“Si un plus grand nombre d’entre nous préférait la nourriture, la gaieté et les chansons aux entassements d’or, le monde serait plus rempli de joie.”
J.R.R. Tolkien

John Ronald Reuel Tolkien (1892-1973), est un écrivain, poète, philologue et professeur d’université anglais. Il est devenu connu dans le monde entier grâce aux non moins célèbres romans « Bilbo le Hobbit » et « Le Seigneur des anneaux ».

Après son expérience traumatisante de la Première Guerre mondiale, Tolkien devient professeur assistant de langue anglaise, puis professeur de vieil anglais en 1925 et professeur de langue et de littérature anglaises en 1945.

Durant sa carrière universitaire, il défend l’apprentissage des langues, surtout germaniques, et bouleverse l’étude du poème anglo-saxon Beowulf avec sa conférence Beowulf : Les Monstres et les Critiques (1936).

Tolkien commence à écrire pour son plaisir dans les années 1910, élaborant toute une mythologie autour des nombreuses langues qu’il invente. L’univers ainsi créé pour accueillir tous ces peuples qui parlent ses langues, la Terre du Milieu, prend forme au fil des réécritures et compositions.

En 1937, la publication du Hobbit (écrit dans le but de divertir ses enfants) fait de Tolkien un auteur pour enfants estimé. Sa suite longtemps attendue, Le Seigneur des anneaux, est d’une tonalité bien plus sombre. Elle paraît en 1954-1955 et devient un véritable phénomène de société dans les années 1960.

Tolkien travaille sur sa mythologie jusqu’à sa mort, mais ne parvient pas à donner une forme achevée au Silmarillion. Ce recueil de légendes des premiers âges de la Terre du Milieu est finalement mis en forme et publié à titre posthume en 1977 par son fils et exécuteur littéraire Christopher, en collaboration avec Guy Gavriel Kay.

De nombreux auteurs ont publié des romans de fantasy avant Tolkien, mais le succès majeur remporté par Le Seigneur des anneaux au moment de sa publication en poche aux États-Unis est à l’origine d’une renaissance populaire du genre.

Tolkien est ainsi considéré, pour certains, comme le « père » de la fantasy moderne. Son œuvre a eu une influence majeure sur les auteurs ultérieurs de ce genre, en particulier par la rigueur avec laquelle il a construit son monde secondaire.

Lecture : Le syndrome E (Franck Thilliez)

Lecture : Le syndrome E (Franck Thilliez)

Résumé :
Un film mystérieux et malsain qui rend aveugle… Voilà de quoi gâcher les vacances de Lucie Henebelle, lieutenant de police à Lille.

Cinq cadavres retrouvés atrocement mutilés… Il n’en fallait pas plus à la Criminelle pour rappeler le commissaire Franck Sharko, en congé forcé.

Deux pistes pour une seule et même affaire qui va réunir Henebelle et Sharko.

Des bidonvilles du Caire aux orphelinats du Canada, les deux nouveaux coéquipiers vont mettre le doigt sur un mal inconnu, d’une réalité effrayante et qui révèle que nous pourrions tous commettre le pire.

Ceux qui ne connaissent pas le syndrome [E], ne savent pas de quoi ils sont capables…

Mon avis :
Le “Syndrome E”, de Franck Thilliez, (un auteur français) est paru en 2010. Premier volet d’une trilogie (Syndrome E, Gatace et Atomika) basée sur l’étude de l’origine de la violence.

Basé sur des études psychiatriques réelles, ce roman est un thriller navigant dans les méandres de l’esprit humain… et qui tend vers son aspect le plus glauque.

Les policiers enquêtent sur un mystérieux film, tourné dans les années 50, capable de donner la cécité. L’intrigue avance tantôt sur l’histoire d’une fillette de l’époque, tantôt sur des crimes commis de nos jours. Franck Thilliez nous fait ainsi voyager sur 3 continents à la recherche des origines du mal.

Les descriptions projètent le lecteur de but en blanc dans une atmosphère lourde et poisseuse.

Tout au long du texte, Franck Thilliez jongle avec brio entre la cruauté et la folie du cerveau humain.

Ce qui m’a plu dans ce roman, c’est la prouesse réussie par l’auteur à faire cohabiter deux personnages très différents, ayant chacun un background bien spécifique et à faire avancer une enquête qui s’étale des années 50 à nos jours.

Un ouvrage recommandé, puisque très prenant !

Auteur et photographe : Robert Capa

Auteur et photographe : Robert Capa

« Les photos sont là, et il ne te reste plus qu’à les prendre. »

Robert Capa

Robert Capa, pseudonyme d’Endre Ernő Friedmann, (1913-1954) est un photographe ayant couvert les plus grands conflits de son époque et est l’un des fondateurs de l’agence photographique Magnum.

Il a eu une vie mouvementée, pour le moins.

Il naît dans une famille juive hongroise et à l’âge de 17 ans, il est arrêté pour avoir participé aux activités politiques d’étudiants de gauche. Le régime politique le libère à la condition de quitter sa contrée natale. Il part en 1931 pour Berlin, ayant pour objectif de faire carrière dans le journalisme.

Son premier sujet est Léon Trotski. Il part en novembre 1932 pour Copenhague afin de photographier le responsable communiste, alors pourchassé par des assassins aux ordres de Staline.

Il quitte en 1933 l’Allemagne pour Vienne, mais le chancelier Dollfuss y établit une dictature. Aussi émigre-t-il finalement à Paris en 1934.

Il rencontre dans les cafés de Montparnasse Henri Cartier-Bresson, « Chim » (David Seymour) et André Kertész. Il décide de franciser son prénom et se fait désormais appeler « André Friedmann ».

En 1934, il fait la connaissance de Gerda Taro, une étudiante allemande antifasciste d’origine polonaise, qui d’assistante, devient photographe. Elle devient sa maîtresse en 1935.

En 1936, Gerda échafaude un subterfuge en forgeant la légende d’un photographe américain. Ses photos se vendant très mal, elle lui fait prendre un pseudonyme : « Robert Capa », qui sonne plus américain et est plus facile à prononcer. Il invente tout un personnage autour de ce pseudonyme. Capa est américain, Capa est chic, Capa est riche, Capa est mondain.

En 1936, il part avec Gerda Taro comme envoyé spécial pour couvrir la Guerre civile espagnole aux côtés de troupes républicaines, pour les magazines Vu et Regard.

Alors que Robert Capa est de retour à Paris, Gerda Taro est écrasée accidentellement par un char républicain en Espagne lors des combats de la bataille de Brunete. Elle meurt le 26 juin 1937 et, jusqu’à la fin de sa vie, Capa aimera à dire que Gerda et lui étaient unis par le mariage.

Confronté aux lois françaises contre les «  étrangers indésirables  », il quitte Paris en octobre 1939 et émigre à New York où il rejoint sa mère et son frère, Cornell.

Le 6 juin 1944, il est le seul photographe présent lors du débarquement allié en Normandie, sur la plage d’Omaha Beach, dans le secteur désigné « Easy Red » face à Colleville-sur-Mer. Pendant 1 h30, sous les obus et entre les balles, il photographie la guerre d’au plus près, avec ses deux Contax 24×36 et un Rolleiflex 6×621. Aux côtés des soldats, il prend 119 photos. Cependant, un laborantin de Life, pressé par le temps, ferme dans sa hâte la porte de l’appareil de séchage. L’émulsion des pellicules fond. Finalement, il ne reste que 11 photos à peu près acceptables, mais plutôt floues. Cette série de photographies est connue sous le titre de Magnificent Eleven.

Il suivra l’avancée des alliés jusqu’à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, toujours muni de ses appareil photos. Son style est déjà forgé. Pour qu’une photographie ait le style Capa, il faut qu’elle soit prise au plus près de « l’homme » et de l’action. Capa s’intéresse à l’éphémère de la vie, aux instants fragiles de l’existence. Son regard est celui d’un humaniste, non pas réellement celui d’un artiste. Il est le simple témoin du bonheur et de la douleur des hommes.

En 1947, il fonde avec David Seymour, Henri Cartier-Bresson, William Vandivert et George Rodger la coopérative photographique Magnum. Magnum regroupe certainement les plus célèbres photographes et photojournalistes du monde.

La collection de Magnum comprend une grande variété de sujets comme : la famille, la drogue, la religion, la guerre, la pauvreté, la famine, le crime, le gouvernement et les célébrités.

Entre 1948 et 1950, il couvre la naissance de l’Etat d’Israël puis la première guerre israélo-arabe. Le 25 mai 1954, alors qu’il est en reportage pour Life en Indochine aux côtés des troupes françaises, il marche sur une mine anti-personnelle et meurt sur le coup à Tai-Binh, à l’âge de 41 ans.

Mort d’un soldat républicain, 1936

Capa faussaire ?
C’est pendant ce séjour en Espagne qu’il prend la photographie qui lui vaudra sa grande renommée et qui sera à l’origine du mythe Capa. Intitulée Mort d’un soldat républicain, elle représente un soldat des forces républicaines, en chemise blanche, s’effondrant après avoir été touché par une balle. Cette photo symbolise la guerre d’Espagne et reste gravée dans la mémoire collective. Néanmoins, une polémique sur l’authenticité de la photo naît à partir de 1970. Une enquête a toutefois permis de découvrir l’identité du soldat : le militant anarchiste Federico Borrell Garcia qui a bien été tué le 5 septembre 1936, le jour où Capa a pris la photo ; la polémique s’arrête un temps mais elle reprend quelques décennies plus tard quand le journal catalan El Periodico affirme en juillet 2009, clichés comparatifs à l’appui, que la photo n’a pas été prise près de Cerro Muriano, mais près de la localité d’Espejo à 50 kilomètres, endroit où il n’y avait pas de combats à la date de la prise de vue. Un argument supplémentaire à l’appui de la thèse de la fraude vient du fait que Capa a pris deux photos de soldats républicains différents à cet endroit (une des deux photos étant devenue plus célèbre que l’autre) : aux yeux de certains, la chute de deux soldats exactement au même point devant un appareil se trouvant dans la même position constituerait un hasard difficilement crédible.

FRANCE. Normandy. June 6th, 1944. US troops assault Omaha Beach during the D-Day landings.

Lecture : Les forceurs de blocus (Jules Verne)

Lecture : Les forceurs de blocus (Jules Verne)

Résumé :
Le capitaine James Playfair en est certain : sa fortune est bientôt faite ! Il lui suffit de traverser l’Atlantique et de forcer le blocus de Charleston, où il pourra échanger sa cargaison d’armes contre le coton nécessaire aux filatures anglaises. Mais le voyage n’est pas sans risque : en pleine guerre de Sécession, le sud des Etats-Unis est à feu et à sang. Alors que Le Delphin largue les amarres, un mystérieux marin et son oncle embarquent parmi l’équipage. Mais très vite, leur comportement semble suspect : qui sont-ils ? Que cherchent-ils ? Ces insaisissables passagers pourraient bien surprendre James Playfair et l’entraîner dans une aventure plus périlleuse que prévu…

Mon avis :
“Les forceurs de blocus” est une nouvelle de Jules Verne, parue en 1965.

Le récit raconte la traversée de l’Atlantique par un bateau à vapeur. Il a pour mission de forcer le barrage dressé sur la côte est des Etats-Unis, lors de la guerre de sécession, pour faire du commerce.

Mais, s’étant invités à bord, 2 marins chamboulent quelque peu le plan… il faut désormais faire évader un homme captif dans la citadelle fort bien défendue du port.

Dans ce texte court, l’auteur ne s’embarrasse pas de détails superflu, allant droit au but en enlevant ses péripéties (traversée de l’Atlantique, passage du blocus, bataille navale et évasion du prisonnier) avec énergie.

Un texte divertissant, donc, plein d’embruns et de poudre.

Lecture : L’alchimiste (Paulo Coelho)

Lecture : L’alchimiste (Paulo Coelho)

Résumé :
Santiago, un jeune berger andalou, part à la recherche d’un trésor enfoui au pied des Pyramides.Lorsqu’il rencontre l’Alchimiste dans le désert, celui-ci lui apprend à écouter son cœur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve.Merveilleux conte philosophique destiné à l’enfant qui sommeille en chaque être, ce livre a déjà marqué une génération de lecteurs.

Mon avis :
« L’Alchimiste », de Paulo Coelho (paru en 1988) est un conte philosophique basé sur les rêves, leur réalisation et les obstacles que nous dressons devant nous-mêmes pour y parvenir.

Le personnage principal du roman est un berger espagnol, qui a dépensé l’argent de son père s’acheter un troupeau. Ainsi, pense-t-il, il peut voyager à travers le pays comme bon lui semble, sans rendre de compte à personne.

Sa vie change lorsqu’il fait un rêve, celui de la découverte d’un trésor au pied des pyramides d’Egypte. Alors il se lance dans un véritable voyage initiatique, essaimé de personnages et d’aventures qui lui apprendront ce qu’est le sens de ce que l’auteur appelle la réalisation de sa « légende personnelle ». Objectif que chacun a en soi, et dont il suffit d’apprendre à regarder au plus profond de son être et de sa conscience pour la découvrir.

Ce qui m’a plu dans ce roman est la capacité de l’auteur à sortir le lecteur d’une aventure ordinaire, en faisant flirter le quotidien, le banal avec la poésie et le sens universel du monde et de la vie.

A découvrir si ce n’est pas encore déjà fait !

Auteur : Dan Brown

Auteur : Dan Brown

« Plus les hommes accumulaient des connaissances, plus ils prenaient la mesure de leur ignorance. »

Dan Brown

Dan Brown est un romancier américain. Son genre de prédilection est le roman policier et ésotérique. Il compte parmi les auteurs à aborder avec un certain recul, puisqu’il est passé maître dans la distortion entre réel et fiction. Dan Brown s’intéresse à la cryptographie, aux clefs et aux codes, qui sont un thème récurrent dans ses histoires.

Après une carrière dans l’enseignement, il décide de devenir auteur à plein temps en 1996. Mais c’est à partir de son quatrième roman, le célèbre « Da Vinci Code », qu’il s’est inscrit comme l’un des auteurs contemporains majeurs dans son genre.

Ce qui m’intéresse dans son travail est sa faculté qu’il a de repérer les failles de notre quotidien, de jouer avec elles, pour emmener le lecteur à marcher sur un fil de funambule tout au long de ses histoires.

Voir le site officiel.

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Lecture : Et Après… (Guillaume Musso)

Lecture : Et Après… (Guillaume Musso)

Résumé :
– Nathan, regardez le garçon à l’anorak orange.
Bon sang, Garrett, pourquoi voulez-vous que je le regarde ?
Parce qu’il va mourir.
Moins d’une minute plus tard, l’adolescent se tire une balle dans la tête. Et c’est ainsi que Nathan Del Amico, brillant avocat new-yorkais, découvre l’étrange pouvoir de Garrett Goodrich. Qui est ce Garrett Goodrich ? Un cancérologue chevronné, directeur d’un important centre de soins palliatifs. Il n’a rien d’un illuminé et pourtant il se dit capable de prévoir la mort. Il prétend avoir une “ mission ” : accompagner ceux qui vont mourir jusqu’aux frontières de l’Autre Monde pour qu’ils quittent la vie en paix avec eux-mêmes. Très ébranlé, Nathan comprend que Garrett est entré en contact avec lui pour le préparer à mourir. Mais il est bien incapable d’imaginer ce que la rencontre avec cet homme va déclencher dans sa vie, et dans celle de ceux qu’il aime. Nous assistons avec ce roman à la naissance d’un style Musso où l’on retrouverait l’émotion d’un Marc Lévy, la mise en scène d’une Patricia Cornwell, et une intrigue aux rebondissements très Sixième Sens.

Mon avis :
Avec son roman « Et après… » (sorti en 2004) Guillaume Musso interroge son lecteur sur la façon de vivre une fois que l’on sait que ses jours sont comptés.

Voit-on le monde différemment ?

Nos rapports avec notre entourage change-t-il ?

Un roman mélangeant avec subtilité (comme à l’habitude de l’auteur) une histoire sentimentale et ésotérisme, pour nous emmener au fond de la psychologie de chaque personnages.

Guillaume Musso fouille dans le passé des personnages pour en tirer à la fois leurs caractères bien trempés. Les liens de causes à effets relatifs au background de l’histoire principale… et aux fils secondaires ne s’en trouvent que renforcés.

La plume simple et directe fait de ce roman un récit efficace qui accroche le lecteur jusqu’à la chute.