Discussion avec un personnage : Etolien le Manchot

Discussion avec un personnage : Etolien le Manchot

J’ai eu le plaisir d’avoir été contacté par Charlotte, une lectrice et bloggeuse (voir son blog), dans le but de répondre à des interviews d’un genre particulier : il s’agit d’une discussion avec des personnages de chaque aventure du Cycle de Barcil.
Le concept est très sympa, alors je me suis livré au jeu !

Aujourd’hui, c’est au tour du récit d’Etolien le Manchot…

L’avis de Charlotte

Trois générations après les aventures d’Orglin, on retrouve Étolien dont Esdras est le trisaïeul. Contrairement à son illustre ancêtre, il mène une vie moins valeureuse, vendant ses services comme assassin. L’histoire débute alors qu’il prend du bon temps en compagnie d’une femme de la cour. Un moment de repos avant qu’il ne débute une importante mission qui pourrait avoir été commanditée par le roi de Tigyl en personne, Ringëryl.
Amusant de lire une histoire, a priori séparée des autres, et de pourtant retrouver des éléments distillés ici et là qui la lient aux autres. Comme j’ai lu le début du cycle dans le désordre (la troisième, puis la première, et ensuite ce second carnet), c’est exactement ce qu’il s’est passé ici !
Par contre, c’est aussi le scénario que j’ai le moins aimé. Peut-être aussi que cet assassin sans foi manque d’originalité par rapport aux autres héros du cycle ? Dans tous les cas, une question me taraude : où se situe l’histoire dans la chronologie ? Dur à dire ! Le seul indice est l’âge de Ringëryl qui laisserait à supposer que c’est largement dans le futur.
Enfin, j’en ai quand même eu pour ma lecture. La révélation finale, sur l’identité du mystérieux chef de la Guilde des assassins, est plus qu’inattendue !

La discussion avec un personnage

Vous imaginez bien qu’étant donné ses activités, Étolien se garde bien de répondre aux questions. Mais vous vous rappelez sans doute cet article qui avait tant fait parler.
Cette lettre ouverte à destination de tous les brigands des bas quartiers du Val d’Aquelys, et nous pensons qu’il en est l’auteur…

Salutations, anciens membres de la Guilde des Assassins,

Votre chef a vécu, votre Guilde n’est plus.

Soyez-en certains, un tel destin est inévitable lorsque l’on se frotte aux ténèbres du royaume. Assurément, tous ceux qui décideront de suivre la voix de votre ancien chef le suivra aussi dans la mort et l’oubli.

Toutefois, voici une alternative.

Le roi, dont la puissance et l’influence s’étendent bien au-delà des ombres que vous fréquentiez, est prêt à accueillir vos talents au sein de son armée. Les compétences qui faisaient de vous des assassins redoutables peuvent être mises à contribution pour le bien du royaume.

Rejoignez l’armée du roi pour une rédemption noble.

Vos compétences serviront un royaume en quête de loyauté.
N’ignorez pas cette proposition trop hâtivement, car les portes du passé peuvent se refermer aussi rapidement qu’elles se sont ouvertes.

Le Chroniqueur des Lumières

Résumé du livre

Étolien, un aventurier aussi taciturne que solitaire, est un étranger dans la cité du Val d’Aquelys, la capitale aux mille facettes du royaume de Tigyl. Traînant dans son sillage un passé chargé, le géant natif des contrées lointaines de l’Ouest vient tenter le sort là où tout reste possible, où chaque rencontre peut ouvrir une brèche dans le tissu du destin.
Quelque chose se trame dans les rouages du pouvoir de Tigyl, le colosse le sent. Les ténèbres frissonnent là où le roi n’est plus vraiment le roi, où la loi n’est plus édictée que par le fil de l’épée. Nichés dans l’ombre, les conspirateurs attendent et échafaudent des stratagèmes pour que viennent des jours où le trône serait leur.
Alors c’est vers la Guilde des Assassins que la fortune de l’homme bardé de cicatrices le porte. Ici, dans les bas-fonds de la cité, sa réputation n’a pas encore fait écho, et il est prêt à se salir les mains pour faire ruisseler l’or à ses pieds. Mettre sa lame au service de la Guilde sera pour lui un moyen de gravir les échelons permettant aux hommes de cran d’être craints et respectés… ou assassinés.
L’aventurier survivra-t-il aux jeux qui sont à l’œuvre dans les égouts de la ville ?
Parviendra-t-il à se tailler une réputation digne de sa hardiesse ?

Pour en savoir plus ou pour commander votre exemplaire (en version e-book ou broché), c’est par ici !
N’oubliez pas d’aller visiter le blog de Charlotte.

Discussion avec un personnage : Orglin la Primitive

Discussion avec un personnage : Orglin la Primitive

J’ai eu le plaisir d’avoir été contacté par Charlotte, une lectrice et bloggeuse (voir son blog), dans le but de répondre à des interviews d’un genre particulier : il s’agit d’une discussion avec des personnages de chaque aventure du Cycle de Barcil.
Le concept est très sympa, alors je me suis livré au jeu !

Aujourd’hui, c’est au tour du récit d’Orglin la Primitive…

L’avis de Charlotte

Cette épopée épique qui nous emmène à découvrir toutes les facettes de Barcil débute avec Orglin. Cette jeune fille a grandi loin du monde, protégée par ses parents qui ont fui la guerre entre les royaumes jumeaux de Tigyl et de Derhil. Son destin va être totalement chamboulé quand Yencil, Dieu de la guerre, décide d’amener le conflit jusqu’à elle.
Il est toujours difficile de débuter et Orglin ne fait pas exception à la règle. Cependant, malgré une foultitude d’informations – des noms de dieux, de royaumes et autres organisations militaires qu’il n’est pas forcément évident d’intégrer – Jean-Marc Dopffer réussit à donner envie de découvrir son univers, à travers une lecture qui laisse sur sa faim. Certains passages auraient sans doute mérité d’être développés même si, comme j’allais le découvrir, d’autres carnets seront l’occasion d’en apprendre davantage.

La discussion avec un personnage

Certes, Orglin donne son nom à ce texte. Mais, de mon point de vue, le personnage central est plutôt Esdras, le Guerrier de l’Ordre du Pugy chargé de retrouver la jeune fille. Un soldat qui, bien malgré lui, se voit jouer un rôle crucial dans l’histoire de Barcil. Il garde cependant la tête sur les épaules, comme il en discutait la veille du départ autour d’un verre, avec un ami de caserne, qui en a parlé dans ses mémoires « Yencil et la fin de Derhil ».
Voilà le passage que nous avons pu retrouver à ce propos :
—  Alors c’est vrai qu’Himir a une fille ? que j’ai demandé à Esdras au cours d’une veillée de garde.
—  C’est ce qu’ont vu les mages au cours de leur transe, qu’il m’a répondu. Je ne suis pas dans le secret de leurs visions, certes, mais mon cœur me dit qu’il y a du vrai dans leur transe.
J’ai remis une bûche au feu et tisonné le foyer, puis, après une minute ou deux, mes nerfs ont repris le dessus.
— J’y crois pas ! Ce salaud d’Himir ! Il nous a laissé tomber sur le champ de bataille. Il lui aurait suffi de tuer Syph pour que tout soit fini.
— Sais-tu, ceux qui ont vu la mort de près, ceux qui ont senti vibrer sur leurs épaules le froissement des ailes des Danseuses du Ciel, ceux-là ne voient plus les champs de bataille de la même façon.
La sagesse légendaire d’Esdras avait une fois de plus parlé.
Et, comme à son habitude, remarquai-je, son regard restait porté loin sur l’horizon ténébreux de notre secteur de garde.
— Enfin, continuai-je, même en sachant qui est son père, envoyer une escouade entière, c’est pas un peu exagéré ?
— Personne ne sait vraiment ce que nous allons découvrir là-bas. La mission qui m’a été confiée par le roi est un honneur, en elle réside la prophétie des mages, en elle repose l’avenir du royaume.
Une bourrasque secoua les chevaux d’Esdras tandis que la lueur orangée du feu découpait son visage dans l’obscurité.
— Alors, murmura-t-il, que ce soit par mon épée ou celle d’une escouade entière, il faudra bien que la mission qui est la nôtre soit portée jusqu’à son terme.
— Foutus mages, que j’ai répondu… Ils ne savent plus quoi inventer !

Résumé du livre

De tous temps, les royaumes s’érigent puis s’écroulent sous l’oeil des Dieux et de la Mère, créatrice de toutes choses sur Barcil. Tissées afin de garantir l’harmonie du monde, les ficelles du destin de chaque mortel glissent dans ses mains. Ainsi l’Equilibre est perpétué, cohésion précaire entre les morts et les vivants, entre les puissances du monde et du cosmos.
Retirée aux confins des royaumes jumeaux de Tigyl et de Derhil, la petite Orglin vit à l’écart de la civilisation. La demi-elfe ne connaît que sa forêt originelle et l’amour que lui porte ses parents, égalé seulement par l’azur sans fond de la voûte céleste.
Cependant les plans échafaudés par Yencil, le Dieu de la Guerre à l’ambition sans borne, n’oublient pas cette créature. Il l’a compris : dans ses veines coule la science du combat, héritée du passé sanglant de ses parents.
Alors les rouages du monde entrent en action ; la guerre fratricide ébranlant les couronnes royales déversera ses atrocités dans ce havre oublié. Les Danseuses du Ciel sont envoyées sur Barcil avec pour mission d’accomplir ses desseins.
Parviendront-elles à édifier Orglin comme l’une des leurs ?
Orglin se montrera-t-elle digne du destin que Yencil lui a réservé ?

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Lecture : Tuer le père (Nothomb)

Lecture : Tuer le père (Nothomb)

Résumé :
Allez savoir ce qui se passe dans la tête d’un joueur.
A. N.

Cette tragique et folle histoire, Amélie la raconte avec son habituelle alacrité. Si noires que soient ses visions, si vives ses critiques de notre société de faussaires, elle sait danser avec elles. Il y a, bien sûr, un peu de magie là-dedans.
Marie-Françoise Leclère, Le Point.

Mon avis :
« Tuer le père » d’Amélie Nothomb est une exploration  des relations familiales et des dynamiques de pouvoir.
Les personnages, complexes, sont dépeints avec le talent que nous connaissons chez l’auteure, et interrogent le lecteur sur les notions de paternité, d’identité… mais aussi sur le principe de transmission.
Comment devient-on adulte ?
Comment traverse-t-on cette période cruciale dans notre construction que sont nos quinze ans ?
En tant qu’auteur, j’ai aimé ce court roman pour son style direct et sa narration frontale, sans détour.

Lecture : PTSD (Singelin)

Lecture : PTSD (Singelin)

Résumé :
Ancienne tireuse d’élite dans une guerre fictive passée, Jun se retrouve maintenant sans-abri et en colère, comme beaucoup d’autres vétérans. Brisée physiquement et mentalement, hantée par ses souvenirs, elle n’accepte l’aide de personne. Si la drogue semble être la seule chose l’aidant à atténuer sa douleur, les gangs qui contrôlent les vétérans en leur fournissant des médicaments sont endémiques. Jun se retrouve alors au milieu d’une autre guerre qu’elle tente de mener seule.

Mon avis :
La bande dessinée PTSD aborde la difficile quête de trouver sa place dans la société apres un accident de la vie. Jun, le personnage principal, navigue à travers les épreuves, à la recherche de l’acceptation et de l’intégration sociale.
L’œuvre explore avec sensibilité les obstacles de la reconstruction après un traumatisme.
Malgré le thème sombre de la BD, PTSD insuffle un souffle d’espoir. À travers les pages, l’histoire révèle comment la détermination commune peut être une force motrice pour la guérison.
C’est une lecture qui invite à réfléchir sur la force intérieure nécessaire pour surmonter les épreuves de la vie.

Lecture : Pétronille (Nothomb)

Lecture : Pétronille (Nothomb)

Résumé :
« Au premier regard je la trouvai si jeune que je la pris pour un garçon de quinze ans. »
Comment l’écrivain à succès rencontre une fan, devenue romancière à son tour, bientôt complice pour partager son grand plaisir revendiqué : le champagne. Une histoire d’amitié enivrante.

Mon avis :
Le roman Pétronille dévoile une amitié singulière entre l’auteure et une admiratrice. Amélie Nothomb explore avec subtilité les nuances de cette relation, capturant la dynamique complexe entre deux individus que tout semble opposer.
Pour donner à la fois du caractère à son histoire et de l’humour, elle utilise le symbole pétillant du champagne. Elle crée des moments d’effervescence qui reflètent les hauts et les bas de l’amitié.
Et, comme à son habitude, Amélie Nothomb nous sert l’une de ses fins au rasoir dont elle a le secret.
Ce qui m’a particulièrement intéressé, en tant qu’auteur, dans ce roman, c’est que l’auteure brouille avec une très belle maîtrise les frontières entre fiction et réalité.

Lecture : Les trois mousquetaires (Dumas)

Lecture : Les trois mousquetaires (Dumas)

Résumé :
« Les trois mousquetaires » est un roman d’aventures d’Alexandre Dumas paru en 1844. Il relate l’histoire de d’Artagnan, un jeune homme désargenté de 18 ans, venu à Paris pour faire fortune et intégrer le corps des mousquetaires. Dès son arrivée à la capitale, il rencontre trois gentilshommes et mousquetaires du roi Louis XIII : Athos, Porthos et Aramis. Un quatuor se forme. Ensemble, ils devront affronter le cardinal de Richelieu et déjouer les pièges tendus par ses agents afin de sauver l’honneur de la royale et belle Anne d’Autriche.
Publié sous forme de feuilleton, puis repris en volume en 1844, Les Trois Mousquetaires, est le plus célèbre roman d’Alexandre Dumas. Traduit dans le monde entier, c’est un véritable monument de la littérature française.

Mon avis :
Les Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas est une aventure très populaire, et à juste titre.
Dumas tisse dans son roman une toile narrative riche en rebondissements, mêlant avec talent l’intrigue politique et les duels de nos héros.
L’œuvre met en lumière les valeurs emblématiques de courage et d’honneur des gentilshommes de l’époque. Les protagonistes, Athos, Porthos, Aramis et d’Artagnan, incarnent ces vertus avec panache, défendant leur honneur dans des duels épiques tout en luttant pour la justice.
Et comme il n’y a pas de bon héros sans un bon antagoniste, Dumas nous a concocté la fameuse de Milady. C’est un personnage complexe et redoutable, une femme fatale au contact de laquelle tout devient un risque. 
Ce qui m’a le plus intéressé, en tant qu’auteur, dans ce roman d’aventures, c’est le style flamboyant de l’auteur. Il a su, avec son talent habituel, mêler les côtés épiques, amoureux et polituque de son intrigue.

Lecture : Le trésor de Rackham le Rouge (Hergé)

Lecture : Le trésor de Rackham le Rouge (Hergé)

Résumé :
Cet album constitue la suite de l’aventure commencée dans Le secret de la Licorne. Tintin et Haddock, accompagnés des Dupondt et du professeur Tournesol, inventeur d’un sous-marin révolutionnaire, partent à la recherche du trésor du chevalier de Hadoque. Après avoir exploré une île et l’épave du bateau du chevalier, nos héros ne découvriront aucun trésor mais d’étranges parchemins qui, étudiés par Tournesol, révèleront enfin la clé du mystère.

Mon avis :
Comme à son habitude, Hergé parvient à captiver les lecteurs dès les premières pages.
Les recherches minutieuses de l’auteur et son sens poussé du détail lui permettent de créer ce monde cohérent et immersif autour de la recherche du fameux trésor de l’ancêtre du capitaine Haddock.
Hergé déjoue habilement les attentes du lecteur grâce à sa conclusion inattendue. Les éléments de l’intrigue s’emboîtent avec une précision d’horloger, nous montrant que parfois les trésors les plus inattendus se trouvent sous notre nez… 
Ce qui m’a intéressé ici, c’est que Hergé nous offre une histoire sans antagoniste, où la clef de voûte réside dans l’esprit d’aventure, de persévérance et la logique de raisonnement de nos héros.

Lecture : Le secret de la Licorne (Hergé)

Lecture : Le secret de la Licorne (Hergé)

Résumé :
Dans cette aventure, Tintin accompagne le Capitaine Haddock sur les traces de son glorieux ancêtre, le chevalier François de Hadoque. Après avoir offert au Capitaine Haddock le modèle réduit d’un bateau qui se révèle être la réplique de celui de l’ancêtre du Capitaine, Tintin découvre dans le mât un parchemin mystérieux. C’est le début d’une folle course au trésor qui entraînera nos héros à la recherche d’autres indices afin de reconstituer une mystérieuse carte au trésor.

Mon avis :
Dans Le Secret de la Licorne, Hergé emporte directement ses lecteurs dans une enquête autour de trois maquettes de bateaux anciens.
Il nous montre avec cette aventure son talent dans la construction du suspense et le séquençage de ses scènes, invitant les lecteurs à devenir de véritables détectives aux côtés de Tintin. 
Moment marquant de l’histoire, le récit croisé du capitaine Haddock et de son ancêtre le xxx, qui nous plonge l’espace de quelques pages dans un monde de pirates et en quête d’un trésor perdu.
Le talent d’Hergé réside dans sa précision graphique et sa  fluidité narrative. Et il a su, grâce à ces qualités, faire perdurer l’intérêt des lecteurs de Tintin à travers les générations.

Lecture : Frontier (Singelin)

Lecture : Frontier (Singelin)

Résumé :
Quand la Terre suffoque de par l’exploitation de ses dernières ressources, l’humanité se tourne vers un nouveau territoire, l’espace, au-delà des planètes du système solaire : « La Frontière ». Dans cette nouvelle ruée vers l’or, trois destinées s’entremêlent : Ji-soo, scientifique passionnée par l’inconnu ; Camina, mercenaire fougueuse et enjouée ; et Alex, un mineur qui n’a jamais connu la Terre. Ce récit d’aventure narre le parcours tumultueux de ce trio, mais aussi de leur quotidien, celui de vivre dans un nouveau monde. Il pose la question d’une nouvelle humanité complètement déconnectée de son berceau, la Terre, pour se tourner uniquement vers les étoiles.

Mon avis :
L’auteur plonge les lecteurs dans un univers où l’homme s’aventure audacieusement dans l’espace interstellaire. Il dépeint l’adaptation de l’humanité au milieu spatial, où la survie dépend de la maîtrise des technologies et de l’ingéniosité des hommes.

Cette aventure traite d’un dilemme persistant entre la quête de ressources (qui alimente des rivalités sans fin) et les conséquences de la course effrénée pour s’approprier ces richesses. Cela met en lumière les aspects sombres de la nature humaine.

L’environnement est un acteur silencieux mais puissant dans cette histoire, l’espace est devenu le théâtre d’une négligence environnementale flagrante.

Ce qui l’a intéressé dans cette bande dessinée, c’est qu’elle nous confronte à la nécessité urgente de repenser notre rapport à l’environnement, même au-delà des frontières terrestres et de notre monde réel.

Lecture : L’anatomie du scénario(Truby)

Lecture : L’anatomie du scénario(Truby)

Résumé :
Comment devenir un scénariste hors pair ?
Raconter une histoire ne s’improvise pas. La narration est un artisanat qui, avant de pouvoir prétendre à l’art, exige le respect de règles que John Truby a rassemblées dans cette Anatomie du scénario.
Sa méthode unique nous fait entrer dans les secrets de fabrication de ce qui constitue la condition première de la réussite d’un film : une bonne histoire, et nous guide pas à pas dans la construction des personnages, de l’intrigue, de l’univers du récit, des dialogues, en détaillant les vingt-deux étapes incontournables dans l’écriture d’un bon scénario.
Dans cette nouvelle édition, augmentée de questions/réponses tirées de ses master class avec ses étudiants français, et toujours plus tournée vers la pratique, vous apprendrez comment résoudre les problèmes spécifiques du scénariste, qu’il écrive pour le cinéma ou la télé, à partir d’exemples analysés en profondeur, allant des plus classiques (Casablanca, La Vie est belle, Le Parrain) aux plus récents (Un prophète, L’Arnacœur, Breaking Bad ou Star Wars).

Mon avis :
La méthode de construction d’une œuvre proposée dans l’ouvrage, décomposée en 22 étapes, garantit à l’auteur d’atteindre son objectif, à savoir maîtriser les éléments clefs de la structure d’un récit comme la tension, l’escalade des conflits et le dénouement.
Ce guide aborde notamment trois axes fondamentaux de l’art de l’écriture : la création de personnages forts, l’art de la narration et la gestion d’une intrigue puissante.
John Truby nous emmène dans un voyage à travers le processus de création de personnages forts. Il insiste sur l’importance de les rendre crédibles et multifacettes, en les dotant de désirs, de conflits et de motivations profondes. Grâce à des exemples tirés d’oeuvres classiques et contemporaines, il démontre comment des personnages bien développés donnent vie à une histoire.
Puis John Truby nous offre son regard sur l’art de la narration en explorant les différentes voix narratives, les points de vue et les styles d’écriture, tout en expliquant comment chaque choix affecte l’expérience du lecteur. L’objectif est bien de développer une atmosphère immersive et de maintenir la cohérence tout au long de l’histoire.
Enfin, la gestion d’une intrigue solide étant l’épine dorsale de tout bon recit, John Truby nous livre ses secrets pour créer une trame captivante.
Un ouvrage très dense, donc, qui doit être lu par tout auteur sensible à l’expérimentation et à l’amélioration constante de ses compétences d’écriture.

Lecture : Les chefs d’oeuvres de Lovecraft : le cauchemard d’Innsmouth Tome 2 (Tanabe)

Lecture : Les chefs d’oeuvres de Lovecraft : le cauchemard d’Innsmouth Tome 2 (Tanabe)

Résumé :
Innsmouth est une ville bien étrange. Jadis prospère, elle paraît désormais à l’abandon, et les rares habitants semblent tous victimes d’une même affection qui déforme membres et visage… Robert Olmstead, voyageur de passage, cherche à en savoir plus. Le vieux Zadok Allen lui conte alors une sinistre histoire…
Quelques générations plus tôt, le capitaine Obed March aurait livré la cité aux griffes d’innommables créatures marines pour construire sa fortune ! Ébranlé, Robert n’a plus qu’une idée en tête : quitter ce terrible endroit. Mais sa curiosité pourrait encore lui coûter cher…

Mon avis :
La version de Tanabe de la nouvelle du Cauchemar d’Innsmouth se positionne en droite ligne dans l’ambiance originelle de l’œuvre de Lovecraft : l’obscurité règne en maître.
Ce tome 2 est structuré en 3 parties distinctes bien maîtrisées sur le plan du rythme et de la forme narrative.
D’abord, le lecteur est plongé dans un huis clos, la chambre d’hôtel. L’ambiance étrange et dérangeante est subtilement accentuée par le manque d’horizon et de vues larges, on se sent rapidement oppressé. L’atmosphère de l’hôtel est sinistre, où l’odeur insupportable de la mer est presque respirable par le lecteur.
S’ensuit alors la chasse à l’homme dans les rues de la ville. Le héros se trouve piégé dans les rues obscures et tortueuses d’Innsmouth. Il essaie, terrorisé, d’échapper aux créatures qui sillonnent la ville à sa recherche. La tension augmente habilement à mesure que le héros se déplace dans les rues et qu’elles semblent se refermer sur lui.
Enfin, l’auteur réussit à surprendre son lecteur grâce à une fin déroutante, puisque des perches ont été tendues tout au long de l’histoire pour le dérouter.
La manière dont Tanabe dévoile progressivement l’horreur cachée derrière les apparences des habitants, et de la ville elle-même, constitue l’un des aspects les plus mémorables de ce manga.
En tant qu’auteur, le manga « Les chefs d’œuvre de Lovecraft : Le Cauchemar d’Innsmouth » a attiré mon attention sur la gestion des couches successivement révélées des mystères d’un récit et sur la capacité de l’auteur à maîtriser les notions d’incertitude de ce que le héros et le lecteur perçoivent.

Lecture : Les chefs d’oeuvres de Lovecraft : le cauchemar d’Innsmouth Tome 1 (Tanabe)

Lecture : Les chefs d’oeuvres de Lovecraft : le cauchemard d’Innsmouth Tome 1 (Tanabe)

Résumé :
Pénétrez dans la sinistre bourgade d’Innsmouth, théâtre de tous les cauchemars ! En 1927, le jeune Robert Olmstead débarque à Newburyport. En quête de ses origines, il n’a d’autre option, pour atteindre sa destination, que de prendre un bus qui passe par Innsmouth, ville voisine sur laquelle courent d’effroyables rumeurs : pacte avec les démons, habitants difformes, culte ésotérique d’un étrange dieu marin…
La peur qu’elle inspire est telle que personne n’ose s’y rendre, et nul ne sait ce qui se cache derrière les façades de ses maisons délabrées… Pourtant, les mises en garde des résidents de Newburyport, loin de décourager Robert, le poussent au contraire à s’intéresser à ce lieu pestiféré : il décide d’explorer les méandres de la cité maudite ! C’est le début d’une descente aux enfers qui le mènera aux portes de la folie…

Mon avis :
Le Cauchemar d’Innsmouth de H.P. Lovecraft est à la base une œuvre qui fascine par sa capacité à immerger les lecteurs dans un monde sombre et mystérieux. Je dois dire que ce manga ne déroge pas à cette règle, et est de très bon niveaux.
Comme Lovecraft, Tanabe maîtrise l’art de doser les révélations tout au long de l’histoire. Le protagoniste découvre progressivement les secrets lugubres de la ville d’Innsmouth, créant ainsi une tension croissante. Cette construction maintient l’intérêt du lecteur, tout en renforçant l’atmosphère oppressante qui règne.
L’isolement géographique et le sentiment d’étrangeté qui imprègnent Innsmouth ajoutent une dimension effrayante à l’histoire. Tanabe parvient à faire ressentir aux lecteurs l’éloignement de ce lieu sinistre, où les habitants cachent des secrets inavouables.
Lovecraft, qui se distingue par son style d’écriture empreint d’obscurité et de mystère, est bien servi par Tanabe, qui a su mettre son art du dessin à son service. Ses dessins détaillées donnent de la vie aux textes originaux.
Le manga du Cauchemar d’Innsmouth est une œuvre qui excelle dans la création d’une ambiance oppressante et cauchemardesque, et c’est bien ce qui m’a intéressé durant toute la lecture de ce livre.

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Lecture : Ces guerres qui nous attendent (2030-2060) (La Red Team)

Lecture : Ces guerres qui nous attendent (2030-2060) (La Red Team)

Résumé :
Quand l’anticipation géopolitique prédit le monde d’après…
La Red Team n’est pas la nouvelle série de Netflix. Et pourtant sous ce nom de code un commando a mené une opération pionnière particulièrement haletante. Pour la première fois, le ministère français des Armées et l’Université Paris Sciences et Lettres ont lancé un projet de prospection novateur. Analystes et chercheurs ont partagé librement leurs réflexions avec des auteurs de romans noirs, de science-fiction et de dessinateurs pour imaginer les conflits possibles à l’horizon 2030-2060 : création d’une nouvelle nation pirate née des changements climatiques, hacking possible des implants neuronaux, émergence de sphères communautaires développant une réalité alternative, fragmentation du réel, crises environnementales et bioterrorisme, guerres cognitives s’appuyant sur la désinformation de masse, polarisation du monde en hyperforteresses et hyperclouds.

Mon avis :
L’originalité du projet transpire de cet ouvrage. Avec son approche novatrice, la Red Team plonge les lecteurs au cœur d’un futur où les guerres prennent des dimensions inattendues. À travers quatre histoires distinctes, les auteurs explorent les arcanes des conflits à venir.
L’originalité réside aussi dans le réalisme qui sous-tend les histoires, qui sont minutieusement tissées avec des détails réfléchis et des éléments anticipés de notre monde actuel.
Les conflits géopolitiques, les avancées technologiques et les enjeux sociétaux sont habilement entrelacés et créent une vision crédible de l’avenir.
J’ai été, en tant qu’auteur, intéressé par la capacité  de la Red Team à captiver l’imagination du lecteur tout en le poussant à réfléchir sur les choix de notre époque et leurs conséquences futures.

Lecture : Les chefs d’oeuvres de Lovecraft : les montagnes hallucinées Tome 2 (Tanabe)

Lecture : Les chefs d’oeuvres de Lovecraft : les montagnes hallucinées Tome 2 (Tanabe)

Résumé :
Les meilleurs récits de Lovecraft en manga et au format roman graphique !
En 1931, une expédition de sauvetage découvre le campement en ruines du Pr Lake, parti explorer l’Antarctique quelques mois plus tôt. Son équipe de scientifiques avait envoyé un message annonçant une découverte extraordinaire avant de sombrer dans le silence…
Sur place, des squelettes humains dépouillés de leur chair laissent imaginer les scènes d’horreur qui ont pu se dérouler. Plus perturbantes encore : les immenses montagnes noires aux pics acérés au pied desquelles le Pr Lake et ses compagnons ont rendu l’âme… Ces terres désolées semblent cacher de terribles secrets. Gare aux imprudents qui oseraient s’y aventurer !
Avec un trait sombre et réaliste, Gou Tanabe met en images les pires cauchemars imaginés par H. P. Lovecraft, le maître du fantastique et de l’horreur. Aux confins des terres inexplorées, la joie de la découverte laisse place à une lutte sans espoir contre la terreur et la folie !

Mon avis :
L’obsession de découvrir la vérité pousse l’expédition scientifique à explorer toujours plus avant l’Antarctique. Intrigués par les vestiges d’une civilisation oubliée, les chercheurs deviennent des archéologues de l’horreur, confrontés à l’inconnu glacial et terrifiant.
La découverte du passé des créatures ancestrales intrigue, et leur rencontre déclenche la peur autant que la folie.
Tanabe a, encore une fois, très bien respecté l’oeuvre originale de de Lovecraft en l’illustrant avec brio, distillant habilement l’horreur sans tout révéler.
J’ai été intéressé, en tant qu’auteur, par l’équilibre subtil installé entre la soif de vérité et la terreur face à cette cité mystérieuse morte depuis des millénaires. Tout cela se traduit finalement par une délicate gestion du mystère à travers les pages de ce beau manga.

Lecture : Les chefs d’oeuvres de Lovecraft : les montagnes hallucinées Tome 1 (Tanabe)

Lecture : Les chefs d’oeuvres de Lovecraft : les montagnes hallucinées Tome 1 (Tanabe)

Résumé :
Les meilleurs récits de Lovecraft en manga et au format roman graphique !
À son arrivée au campement du Pr Lake, l’équipe du Pr Dyer découvre un véritable charnier… Seul Gedney, l’assistant du biologiste, aurait vraisemblablement réussi à fuir en traîneau. Mais l’homme a-t-il réellement une chance de survivre dans ces contrées hostiles ? Rien n’est moins sûr…
Il est pourtant le seul qui saurait expliquer le spectacle de désolation que les scientifiques ont sous les yeux, et surtout le mystérieux tumulus qui renfermait les spécimens décrits par son mentor quelques jours plus tôt ! Bien décidé à retrouver le disparu, le géologue part en expédition au-delà des montagnes…

Mon avis :
Les Montagnes hallucinées de Tanabe plonge immédiatement le lecteur dans une ambiance froide et mystérieuse. À travers le récit, Tanabe explore trois thèmes fondamentaux.
Tout d’abord, la soif de découverte scientifique est omniprésente. L’expédition en Antarctique représente l’exploration audacieuse et insatiable de l’inconnu par les chercheurs : caractéristique inhérente à l’être humain.
Ensuite, le mystère est tissé avec habileté tout au long du manga. Les ruines antiques, et les étranges créatures gardent le lecteur en haleine. Les indices semés par l’auteur forment un puzzle complexe.
Enfin, l’ambiance oppressante du récit crée une tension palpable. L’environnement hostile aussi effrayant que les monstres qui l’habitent augmente le sentiment d’isolement.
Cette historique fait écho à mon travail d’écriture du moment, la huitième aventure du Cycle de Barcil, Eléa la Résiliente, qui se déroule finalement dans un contexte assez similaire (une mission scientifique qui œuvre aux confins du monde…).

Lecture : Harry Potter et l’Ordre du Phénix (J.K. Rowling)

Lecture : Harry Potter et l’Ordre du Phénix (J.K. Rowling)

Résumé :
Harry entre en 5e année à Poudlard, mais il n’a jamais été si anxieux. L’adolescence, la perspective des examens et ces étranges cauchemars… Car le Seigneur des Ténèbres est de retour. Le ministère de la Magie semble ne pas prendre cette menace au sérieux, contrairement à Dumbledore. La résistance s’organise alors autour de Harry qui va devoir compter sur le courage et la fidélité de ses amis de toujours…

Mon avis :
J.K. Rowling explore avec habileté trois thèmes essentiels. Tout d’abord, elle transmet aux jeunes lecteurs la dure réalité selon laquelle la guerre n’est pas un jeu, mais une bataille coûteuse et dangereuse. Les conséquences de la violence et de la perte sont mises en évidence, rappelant que chaque action a des répercussions réelles. Deuxièmement, Rowling dessine les tourments de l’adolescence. Les conflits intérieurs, les premiers amours et les amitiés fragiles s’entremêlent avec la quête de l’identité de Harry, ajoutant une intéressante profondeur émotionnelle.
Enfin, la technique narrative de Rowling, avec ses descriptions vivantes et ses dialogues dynamiques, maintient le lecteur en haleine jusqu’au bout.
En tant qu’auteur, j’ai été intéressé par son talent pour créer des atmosphères riches et détaillées.



Lecture : Les chefs d’oeuvres de Lovecraft : celui qui hantait les ténèbres (Tanabe)

Lecture : Les chefs d’oeuvres de Lovecraft : l’appel de Cthulhu (Tanabe)

Résumé :
Dans la ville de Providence, le jeune écrivain Robert Blake semble fasciné par une étrange église abandonnée. Alors qu’il finit par s’aventurer dans ce lieu de culte perverti, il y découvre le Necronomicon, un ouvrage maudit de magie noire, et invoque sans le vouloir des forces maléfiques qui dépassent l’entendement…
Pendant la Première Guerre mondiale, un officier évadé se retrouve perdu en pleine mer. Épuisé, il s’évanouit dans sa barque et, à son réveil, s’aperçoit qu’il s’est échoué sur une île inquiétante, recouverte à perte de vue de carcasses de bêtes marines…
Avec un trait sombre et réaliste, Gou Tanabe met en images les pires cauchemars imaginés par H. P. Lovecraft, le maître du fantastique et de l’horreur. Ce sont cette fois Celui qui hantait les ténèbres et Dagon qu’il fait renaître sous sa plume dans toute leur terrifiante noirceur !

Mon avis :
Tout comme les récits de H.P. Lovecraft plongent les lecteurs dans l’horreur, ce manga ne manque pas à la règle. Nous sentons que l’auteur, Gou Tanabe, a mis un point d’honneur à retranscrire aussi fidèlement que possible ces ambiances sombres et mystérieuses.
Les deux histoires de ce recueil explorent les limites de la connaissance humaine et les conséquences désastreuses de la découverte de secrets ancestraux.
Les dieux anciens, indifférents à l’humanité, représentent une menace insaisissable et terrifiante. L’incertitude et l’indicible sont au cœur des pages de ce manga, renforçant le sentiment d’impuissance face à des forces qui nous dépassent largement.
J’ai donc aimé la représentation des ambiances que Gou Tanabe nous propose. Je pense même que c’était le principal défi de cette œuvre, puisque nous savons qu’il est toujours difficile de représenter en images les textes d’une œuvre écrite. Surtout celles de Lovecraft qui jouent beaucoup sur le ressenti et l’inexplicable.



Lecture : Les chefs d’oeuvres de Lovecraft : l’appel de Cthulhu (Tanabe)

Lecture : Les chefs d’oeuvres de Lovecraft : l’appel de Cthulhu (Tanabe)

Résumé :
L’œuvre fondatrice du mythe de Cthulhu !
Quand Francis Thurston hérite des possessions de son grand-oncle archéologue, il se retrouve lié à la tragique destinée du vieil homme… D’après ses papiers, le défunt scientifique enquêtait sur une religion étrange : le culte de Cthulhu. Une mystérieuse gravure représentant son dieu dépeint un monstre cauchemardesque ! Selon le journal laissé par le professeur, cette tablette est l’œuvre d’un artiste qui l’a créée en pleine nuit, alors qu’il était assailli de visions d’une cité fantastique habitée par une créature gigantesque.
Or, ce phénomène a eu lieu le lendemain d’un séisme d’une intensité inégalée, qui a affecté des hommes dans plusieurs contrées… Qu’est-ce qui a bien pu perturber ainsi l’équilibre du monde ? Intrigué par ces écrits, Francis reprend le flambeau et se lance sur la piste du culte, au cœur des ténèbres…
Des États-Unis à l’Europe en passant par les étendues glacées du Groenland, l’horreur se niche partout ! Avec L’Appel de Cthulhu, H. P. Lovecraft donne une ampleur et une cohérence nouvelles à son univers en reliant les indices éparpillés dans ses récits.
Aurez-vous le courage d’affronter la réalité ainsi dévoilée ?

Mon avis :
« L’Appel de Cthulhu » de Lovecraft explore l’insignifiance de l’humanité face à des puissances cosmiques, et ces enjeux sont tout à fait respectés dans le travail de Gou Tanabe.
Les protagonistes découvrent un culte vénérant Cthulhu, une entité ancienne et terrifiante. La fascination morbide pour cette divinité éveille des désirs sombres chez certains, tandis que d’autres sont consumés par la folie.
L’enquête se déroule sur plusieurs époques, et plusieurs lieux, ce qui augmente la profondeur et le mystère à l’ensemble de l’histoire.
Gou Tanabe aborde aussi avec subtilité la tentation dangereuse de se soumettre à des entités dépassant notre compréhension.
Ce qui m’a intéressé dans l’oeuvre de Lovecraft, et que Tanabe a très bien réussi à perpétuer dans son manga, c’est justement le fait que les humains sont confrontés à la réalité de leur fragilité et à leur incapacité à comprendre les forces qui les entourent.
Un manga à découvrir, si ce n’est pas déjà encore fait !



Lecture : Avant la Quête de l’Oiseau du Temps – T7 (Loisel, Le Tendre, Etien)

Lecture : Avant la Quête de l’Oiseau du Temps – T7 (Loisel, Le Tendre, Etien)

Résumé :
Le chevalier Bragon, accompagné de Kryll et Bulrog, arrive enfin à Thâ, au pays d’Akbar. Bragon craint que Mara ne la repousse après l’acte tragique, le meurtre du père de Mara alors que son esprit était possédé et manipulé. Mais Mara lui pardonne et lui apprend qu’elle a découvert dans le grimoire des Dieux une très ancienne magie reliée au symbole de l’ordre du signe. Cette magie permettrait de se protéger du dieu Ramor et de ses adeptes. Mais pour cela, il faut se rendre dans un archipel où pousse une graine mystérieuse…

Mon avis :
Voilà dans ce nouvel opus Bragon et Mara de nouveau réunis pour mener, cette fois, une aventure en commun. En quête d’une graine, nos héros vont devoir affronter une entité issue des ombres d’un mystérieux temple.
Une aventure, articulée en deux parties distinctes, place une épée de Damoclès sur les épaules de nos personnages. En effet, un esprit maléfique s’est réveillé… mais n’a pas encore frappé. Un bon moyen pour les auteurs de continuer à insuffler du suspens dans leur récit.
N’oublions pas, aussi, de souligner la symbolique puissante autour de la fécondité, mise en place par les auteurs tout au long du Cycle… et particulièrement dans ce volume.