Résumé: Ma part d’ombre est le récit d’une double enquête que mène Ellroy sur l’assassinat de sa mère, tuée le 22 juin 1958, et sur sa propre vie d’enfant orphelin, d’adolescent perturbé et d’écrivain hanté. Voyage à travers ses souvenirs les plus secrets, ce livre est aussi un reportage sur le crime en Amérique, et en particulier les meurtres de femmes, d’autant plus saisissant qu’Ellroy a travaillé aux côtés d’un policier de la brigade criminelle de Los Angeles, Bill Stoner, qui a tissé des liens de plus en plus forts avec l’auteur au fil des mois.
Mon avis : Ma part d’ombre est un roman fleuve aux multiples affluents et bifurcations. L’enjeu de l’oeuvre va bien au-delà de la résolution du crime de la mère de James Ellroy. En fait, seul compte le chemin. Les détours de l’enquête nous emmènent à découvrir les secrets de jeunesses de l’auteur, son parcourt en tant qu’orphelin, adolescent en difficulté.
En tant qu’auteur, j’ai été intéressé par la capacité de l’auteur à nous plonger dans l’univers du crime autour de Los Angeles du siècle dernier, à nous faire miroiter les facettes de ce milieu malsain au croisement de maintes affaires.
Résumé: PLUS FORTE SERA LA CHUTE LA CHUTE ! Dans les nouvelles proposées, elle sera l’élément déterminant du récit, qui vous fera frémir d’effroi ou de plaisir… Laissez-vous guider sur la lande écossaise, dans le métro parisien ou encore en Amazonie… Seul.e ou accompagné.e des meilleurs flics du coin, embarquez maintenant au fil des pages et découvrez onze histoires mystérieuses, cocasses ou dramatiques…
Mon avis : Les 11 nouvelles du recueil nous font alterner différents univers dans un pêle-mêle intéressant : fantastique, mystique, policier, thriller… Ce mélange bien dosé permet de plonger plus directement le lecteur dans l’univers créatif de l’auteur.
Tout au long de ses histoires, Seth Horvath nous guide sur de fausses pistes, croisées et emmêlées, et nous laisse imaginer nos propres fins à ses récits… pour nous emmener vers une chute à tous les coups inattendue et surprenante.
Un photojournaliste accompagne des commandos russes.
Avec eux, il va jusqu’au bout d’une folie : celle des hommes en guerre.
Mon avis : Eric Bouvet nous relate avec émotion son aventure au sein des commandos russes. La passion d’écrire l’Histoire l’emporte et l’emmène à repousser toujours plus loin ses limites à travers les sombres chemins de la guerre. La plongée dans cette guerre ne lui épargnera rien : accidents, bombardements, pillages, embuscades, exécutions sommaires, viol…
Le lecteur traverse ce récit aux côtés de l’auteur, à l’écoute des aspirations profondes du photojournaliste qui oscille entre l’horreur et le devoir de rester, pour témoigner.
Un livre coup de poing, à découvrir !
C’est un livre qui fait écho à mon roman « Embarqué(s) ! ». Cet ouvrage présente, sous la forme d’un récit d’action, les coulisses de ce métier dangereux autant que passionnant. C’est un hommage à tous ces professionnels de l’image qui risquent leurs vies pour rapporter l’information.
Résumé: De Largo Winch à XIII, en passant par Thorgal ou Les Maîtres de l’Orge, le romancier et scénariste belge Jean Van Hamme s’est imposé depuis presque 50 ans comme une des figures emblématiques de la BD mondiale. Après les vaches maigres des débuts, la rencontre avec le dessinateur Paul Cuvelier va inspirer au jeune Van Hamme sa première idée de génie : Epoxy, BD érotique, avant-gardiste et sulfureuse pour l’époque, qui sera sa première oeuvre publiée et le véritable début de sa carrière. Mais la vie de scénariste n’est pas un long fleuve tranquille. A côté des grands succès, il y aura aussi les déceptions, les périodes difficiles où il faut accepter de faire le «nègre», les contrats pas toujours respectés ou encore les interminables atermoiements des expériences cinématographiques.
Mon avis : Je dois annoncer que Jean Van Hamme est l’un de mes auteurs fétiches. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce qu’il a écrit la plupart des monuments de BD qui peuplent ma bibliothèque. Je parle là bien évidemment des Thorgal, XIII, Largo Winch, mais pas seulement. Loin de là.
A travers cet ouvrage « Mémoires d’écriture », nous découvrons que Jean Van Hamme n’est pas seulement un scénariste de Bande Dessinée, mais qu’il a aussi touché (avec brio) pendant l’ensemble de ses 40 ans de carrière au roman, au cinéma ainsi qu’à la série télé.
Jean Van Hamme est un homme touche à tout de grand talent. Il nous montre au fil des pages le secret de ses succès. La réussite ne vient pas seulement du talent. Il s’agit avant tout d’une alchimie alliant le coeur, la pugnacité, la volonté, le travail et aussi l’acharnement.
Ce livre, écrit avec une grande simplicité, n’est rien d’autre qu’une leçon de vie, d’humilité et de professionnalisme.
Lecture : Journal d’un reporter militaire (Sébastien Dupont)
Résumé: Que connaît-on des conflits actuels ? Que reste-t-il pour le grand public des combats en Afghanistan, des interventions des forces armées en Afrique ? Essentiellement des images. Celles-ci sont surtout réalisées au coeur des dispositifs par ceux que l’on a coutume d’appeler les Soldats de l’image.
Ces militaires, bardés d’appareils de prises de vues en plus de leurs armements conventionnels, partagent au quotidien le vécu de leurs frères d’armes engagés sur tous les terrains.
Ces soldats, un peu particuliers, sont aux premières loges de tous les conflits, des observateurs privilégiés, dont la mission est de témoigner. Sébastien Dupont est de ceux-là.
Entre 2005 et 2013 au sein de l’Etablissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (Ecpad) basé au fort d’Ivry-sur-Seine, il a évolué dans le désert malien avec les forces spéciales, dans les montagnes afghanes avec la Légion et les unités de combat de l’armée de terre, sur les bases aériennes projetées, mais aussi dans les salons feutrés des états-majors et ministères parisiens. Dans son ouvrage autobiographique au style nerveux et vivant, riche en anecdotes et en ressentis, il fait entrer le grand public dans les coulisses des reportages militaires.
A travers dix années de missions les plus diverses, Sébastien Dupont met en valeur les grandes notions chères à l’institution militaire et à l’armée de l’air, en particulier. Son témoignage va vous plonger dans le monde étonnant et peu connu des forces armées françaises. Les militaires eux-mêmes, qui ne connaissent que très peu le travail de ces reporters un peu à part, vont être surpris.
Mon avis : Sébastien Dupont nous fait vivre, à travers ses mémoires, la vie d’un photographe de guerre. Les prises de vue, l’action, l’attente de la prochaine mission, du prochain reportage.
Le travail de Sébastien Dupont m’a interpellé. Au-delà des images, le reporter est aux prises avec l’Histoire. Il est le témoin des vibrations de notre monde. C’est à travers le travail de ces hommes et de ces femmes évoluant sur le terrain que les livres d’histoire se forgent, se remplissent. Notre temps restera documenté de leur travail pour les générations futures.
C’est un livre qui fait écho à mon roman « Embarqué(s) ! ». Cet ouvrage présente, sous la forme d’un récit d’action, les coulisses de ce métier dangereux autant que passionnant. C’est un hommage à tous ces professionnels de l’image qui risquent leurs vies pour rapporter l’information.
Embarqué(s) ! : une interview pour se plonger dans l’univers du roman
Le roman Embarqué(s) ! projette le lecteur dans les coulisses du métier de photo reporter. La question est : pourquoi (et comment) ces photographes traversent le monde et risquent leurs vies pour témoigner, pour raconter le monde ?
L’interview et les échanges de plus d’une heure de ces trois photo reporters nous embarquent directement dans l’univers de ce métier passion que l’on ne peut pas exercer par hasard.
Les aventures d’Aron Catalys, photographe de guerre et personnage principal du roman Embarqué(s) !, est une projection bourrée d’action et de suspense de la vie de ces hommes et ces femmes qui promènent leurs objectifs à travers le monde.
Résumé : Aron Catalys est chargé de couvrir une opération militaire qui se déroule sur une plateforme pétrolière. La mission tourne mal et les rescapés s’embarquent avec leur prisonnier sur un canot de sauvetage.
La présence du photographe agace le caporal Roey Leeland qui doit gérer la survie de la section et interroger le terroriste. Difficile de mesurer l’impact qu’auront ses prises de vues et son témoignage s’ils devaient être dévoilés au grand jour… L’animosité entre les deux hommes s’enflamme quand le militaire découvre que le journaliste n’est pas référencé sur l’ordre de mission officiel. Qui est-il ? Et pour qui travaille-t-il ?
« Embarqué(s) ! » est un roman d’action où les ombres de la réalité s’esquissent au travers de points de vue multiples sur le métier de photographe de guerre et sur le traitement de l’information par les médias.
C’est un hommage à tous ces grands reporters qui risquent leur vie pour informer le monde.
Résumé: « On ne grimpe qu’une fois la montagne de la vie. Il faut savoir vivre ses rêves. »
Mike Horn est un aventurier de l’extrême connu dans le monde entier pour repousser les limites du possible. Il a descendu l’Amazone, suivi la ligne de l’équateur, traversé la longue nuit polaire. Il a marché sur la glace, parcouru le désert, descendu des rapides, frayé son chemin dans la jungle.
Jusqu’à ce pari fou : gravir, avec trois amis, quatre 8 000 mètres à la suite dans l’Himalaya. Sans oxygène, sans cordes, en » style alpin » le plus pur, à la seule force de la volonté…
Pour la première fois, ce conquérant de l’impossible se dévoile. Il nous parle de ses motivations profondes, de ses inspirations et de Cathy, sa femme, sa croix du Sud, récemment emportée par la maladie et dont l’esprit accompagne chacun de ses pas.
Mon avis : Mike Horn démarre son livre avec un pari : franchir 4 sommets de plus de 8 000 mètres d’altitude à la suite, sans aide, sans oxygène et sans corde.
Le livre commence donc par une aventure sur les pentes de l’Himalaya. Paysages à couper le souffle, neige et glace, bivouacs et risques de chute, découverte de l’ivresse des sommets…
Puis le récit, sous forme de retours en arrière, commence un autre voyage. Une réflexion sur le sens profond de la vie prend forme tout au long des pages. Mike Horn montre ainsi que même pour lui, l’aventurier de l’extrême, tout n’aura pas été simple et facile. La liberté se gagne autant par nos actions que par nos choix de vie.
Chacun, donc, a devant soi une montagne à gravir et des épreuves à surmonter qui nous sont propres. Et finalement, la hauteur de nos montagnes intérieures ne compte pas : seule compte notre détermination à les escalader.
Ce livre, au-delà du témoignage des aventures de Mike Horn, a pour objectif de montrer une voie, un état d’esprit propices pour conquérir sa propre liberté et à atteindre ses objectifs.
En tant qu’auteur, j’ai été intéressé par le livre de Mike Horn car il a su avec un style fluide et efficace, à travers son vécu, emmener son lecteur à explorer à la fois les paysages grandioses des toits du monde ainsi que nos paysages intérieurs.
Lecture : XIII Mystery – Judith Warner (Van Hamme et Grenson)
Résumé: Hantée par les crimes qu’elle a commis sur ordre par le passé, Jessica Martin, poursuivie par le FBI, tente d’échapper à son ancienne vie et se retrouve à Santa Barbara (Californie) où elle loue une chambre à Judith Warner au dessus de la pharmacie de cette dernière.
Les deux femmes ne se connaissaient pas, mais sont attirées l’une par l’autre. Outre qu’elles se découvrent un amour passé commun pour un certain amnésique à la tempe blanche.
Seulement Judith, amateur d’amants d’un soir, se refuse à accepter l’idée d’être amoureuse d’une femme. Elle chasse donc Jessica, qui, repérée par ses poursuivants, doit fuir à nouveau. Mais en entraînant Judith avec elle, l’arme à la main. Leur fuite est évidemment houleuse.
Tant par les dangers extérieurs qu’elles courent que par l’alternance de domination qu’elles exercent l’une sur l’autre, entre attirance et rejet. Leur fin de course sera très, très problématique.
Mon avis : Jean Van Hamme reprend la plume pour cette nouvelle aventure. Expert en la matière, il intègre dans son histoire deux personnages hauts en couleurs issus de la série XIII. Nous croiserons aussi plusieurs autres personnages secondaires déjà connus dans la série.
Ce récit, qui alterne action et réflexion, sait perdre le lecteur et jouer avec la trame de l’histoire de base de la série XIII.
Cette aventure donne envie de rouvrir les tomes de la série XIII, afin de se replonger dans les aventures de ces personnages au fort tempérament.
En tant qu’auteur, je suis interpellé par la capacité des auteurs à savoir dresser avec cette série XIII Mystery des récits cohérents. Ils s’articulent avec une précision diabolique dans la série mère XIII. C’est d’ailleurs les séries XIII et XIII Mystery qui m’ont incité à développer sous forme de roman et de nouvelles liées mon projet science-fiction et fantasy du Cycle de Barcil.
Lecture : XIII Mystery – Alan Smith (Pecqueur et Buchet)
Résumé: Il s’appelait Alan Smith. Il avait 23 ans. Étudiant brillant, il avait la vie devant lui… mais certains en ont décidé autrement.
Officiellement, il est mort en héros pour son pays, au Viêtnam. Officieusement, l’histoire est tout autre, mais tout aussi douloureuse : traumatisé par le carnage de la guerre, Alan avait déserté.
Cet album raconte enfin les dernières semaines de la vie du fils de Sally et Abe Smith ; ceux qui, quelque temps après, allaient recueillir XIII, un inconnu sans passé, et lui offrir le prénom de leur fils disparu. Et leur affection…
Mon avis : Les auteurs explorent dans cet opus la vie du fils de Sally et Abe, le couple au grand coeur qui va recueillir XIII sur la plage où ils habitent.
C’est un parcourt rocambolesque et chargé d’aventures, qui emmènera le jeune homme à traverser de multiples épreuves et à voir de multiples paysages.
Les auteurs ont su, dans cette aventure, articuler avec brio toutes les péripéties. Celles-ci ont emmené Alan Smith à croiser le chemin du célèbre El Cascador… bien connu de la série XIII.
Ce récit nous tient en haleine car à la fois bourré d’action intense et intrigant par la curiosité du lecteur à découvrir où tout cela va bien se terminer (et comment).
Résumé: La guerre des zombies a eu lieu, et elle a failli éradiquer l’ensemble de l’humanité. L’auteur, en mission pour l’ONU – ou ce qu’il en reste – et poussé par l’urgence de préserver les témoignages directs des survivants de ces années apocalyptiques, a voyagé dans le monde entier pour les rencontrer, des cités en ruine qui jadis abritaient des millions d’âmes jusqu’aux coins les plus inhospitaliers de la planète. Jamais auparavant nous n’avions eu accès à un document de première main aussi saisissant sur la réalité de l’existence – de la survivance – humaine au cours de ces années maudites. Prendre connaissance de ces comptes rendus parfois à la limite du supportable demandera un certain courage au lecteur. Mais l’effort en vaut la peine, car rien ne dit que la Ze Guerre mondiale sera la dernière.
Mon avis : World War Z est un roman au style pointilliste.
C’est-à-dire qu’il est articulé sous forme d’une multitude de petites histoires. Les héros sont différents et ne se connaissent pas. Chacun raconte sa version, son vécu, sa guerre. Et c’est à travers tous ces yeux, toutes ces facettes, que Max Brooks peint une toile finalement très complète. L’étude de l’auteur se déplace de l’espace aux fonds marins, des zones urbaines à la jungle, du désert aux glaciers.
Certains regretteront le fait que le lecteur ne puisse pas s’identifier à un personnage principal, se projeter dans un lieu où l’action se situe. Mais cela est compensé par la vision très large que porte l’auteur sur l’événement. Pour moi, c’est la qualité et l’originalité principales de cette oeuvre. Avoir su traiter sans cloisonnement le vaste sujet d’une pandémie devenue incontrôlable…
En tant qu’auteur, j’ai donc été interpellé par le travail tout en petites touches de Max Brooks. Sa capacité à dresser un large tableau qui au final donnera une toile immense et extrêmement complète est à saluer.
La cinquième aventure SFF (Science-Fiction, Fantasy, Fantastique) du Cycle de Barcil débarque dès le 11 mai dans vos bibliothèques, en version brochée et e-book !
Petit rappel : Toutes les aventures du Cycle de Barcil peuvent être lues indépendamment les unes des autres, et dans l’ordre que vous souhaitez !
Résumé: Les anciens du clan se plaisent à raconter, à la lueur du foyer dans leurs huttes, que c’est dans le Désert Blanc de Svalbard que la première étincelle de vie a été initiée sur Barcil. Ces contrées monochromes, rudes comme les traditions de son peuple, sont à l’image du monde originel façonné par la Mère, créatrice de toutes choses.
C’est en hommage à Svanhyel, le Dieu des Glaces, que les jeunes s’aventurent dans le Désert Blanc. L’accomplissement du Rituel des Guerriers permet à chaque adolescent d’être reconnu par les combattants du clan comme un des leurs… et de porter les armes. De cette épreuve naît, et se forge, le caractère des guerriers svalbardiens.
Riguel, un jeune et courageux barbare, s’élance à son tour pour exécuter le rite. Seul, il sillonne le Désert Blanc, au nord des dernières terres civilisées du monde. Comme un mantra, une idée unique le guide dans cet inconnu hostile : avancer sur les terres gelées pour y débusquer un ours blanc… et revenir déposer sa tête aux pieds du chef de son village. Ainsi seulement pourra-t-il se battre auprès des siens et participer aux razzias sur les terres fertiles de Tigyl.
Face à sa conscience, ses angoisses et ses ambitions, le jeune homme progresse des jours durant sur la glace éternelle à la recherche de son trophée. Car il le souhaite à la hauteur de ses rêves, à la hauteur de son courage.
Riguel aura-t-il la force de relever le défi du Rituel des Guerriers ? Quels sont les secrets que le jeune barbare découvrira dans le Désert Blanc ?
Extraits à lire
Chapitre 1
Chapitre 3
Où commander ?
La nouvelle « Riguel le Téméraire » est disponible en version brochée et en version E-book.
Lecture : Depardon Paris Journal (Raymond Depardon)
Résumé: Presque 30 ans de photographies prises à Paris par Depardon : des photos faites au hasard de ses déplacements, de ses rencontres, sans histoire particulière, selon l’humeur du jour… Un portrait personnel et poétique de sa ville.
Mon avis : Une fois n’est pas coutume, c’est un livre photo que je viens de lire.
Les 500 photographies de Raymond Depardon ont été prises entre 1977 et 2003. Presque 30 ans d’images, de captures de moments banals et parfois sans histoire. Le travail de Raymond Depardon est remarquable parce qu’il s’inscrit sans artifice dans le temps long, où le photographe devient tout simplement le témoin de son temps.
Les photographies, tranchées dans des noirs profonds, jouent avec les lignes, les emmêlements des formes et des gens dans un travail tout à la fois contemplatif et poétique. Le photographe sait s’effacer, cela rend d’autant plus forts son travail et l’impact de ses images.
En tant qu’auteur et photographe, le travail de Raymond Depardon m’interpelle pour sa capacité à laisser une trace de son temps. Et cette trace prend de plus en plus de profondeur et de sens lorsque le temps a patiné ces images.
Quelques photos à découvrir :
FRANCE. Paris. 16th arrondissement. 1998.
FRANCE. Paris. 12th arrondissement. « Coulée Verte ». 1998.
FRANCE. Paris Journal.
FRANCE. Paris. 1st arrondissement. « Pont-Neuf ». 1998.
Lecture : L’Étrange beauté de la ville d’Hyères (Plossu – Carrassan)
Résumé: Hyères est une commune à la fois rurale, urbaine, littorale et insulaire. On passe chaque jour d’Une dimension à l’autre et on s’y dépayse sans cesse. L’espace y est toujours ouvert et, à proximité de chez soi, on est aussi aux portes d’ailleurs. On doit à sa lumière l’expression Côte d’Azur. Mais le chemin de fer, au XIXe siècle, l’a évitée pour filer plus à l’Est vers Cannes et Nice. Elle a ainsi été épargnée par le béton, le fric et la frime. On peut encore savourer d’y être à l’écart du temps et goûter à sa beauté si étrange pour peu qu’elle apparaisse. C’est ce qui est arrivé à Plossu.
Mon avis : Bernard Plossu a sillonné les rues, les ruelles et les ports d’Hyères. Sous le charme de l’architecture, des collines et de la lumière de ces lieux magiques, il nous livre ici cet ouvrage.
L’ambiance du travail de Bernard Plossu est minimaliste, elle prend délicatement le pas sur la technique et la géométrie. Ce ne sont pas seulement des images que Bernard Plossu nous livre, mais aussi de la poésie, où le hors champ participe autant que le cadre à créer une ambiance éthérée produite par la finesse de la gamme des gris.
En tant qu’auteur et photographe, ce livre m’a interpellé pour la très bonne maîtrise des flous, créant ainsi une ambiance poétique. Le temps glisse sur ces photos avec une douceur patiné et tendre.
Tout comme sa genèse, la première carte du Cycle de Barcil a – déjà – plus de 20 ans (un peu d’indulgence sur le style, please) !
Le monde de Barcil – 1999
C’est en effet la première du monde de Barcil. Je ne l’ai jamais diffusée (ni les suivantes), car elle a toujours été pour moi un support de travail et non un document au plaisir du lecteur. Ce choix, il faut le dire, a aussi toujours été motivé parce qu’un tel document pourrait révéler prématurément certains détails essentiels aux récits en court d’écriture.
Mais les temps changent !
Alors, et aussi parce que la demande des lecteurs s’est faite plus pressante ces derniers temps, j’ai finalement décidé de travailler sur une version présentable… et un peu plus précise !
Je me suis donc mis au travail et, après quelques semaines d’effort, la voici la voilà, la nouvelle carte du Cycle de Barcil !
Résumé : Pour la première fois en France, la BnF célèbre J.R.R. Tolkien à l’occasion d’une grande exposition événement. Dialoguant avec les collections de la BnF, les manuscrits, dessins, cartes et photographies de l’honorable professeur d’Oxford reproduites dans le catalogue permettent d’arpenter et de mieux comprendre le monde imaginaire forgé par l’auteur du Seigneur des Anneaux.
« Au fond d’un trou vivait un hobbit. » Lorsqu’en 1937, J.R.R. Tolkien publie Le Hobbit, l’honorable professeur d’Oxford est loin d’imaginer le succès mondial et l’impact de son œuvre sur la culture populaire. La Bibliothèque nationale de France lui consacre une grande exposition. Le catalogue qui l’accompagne est conçu comme un voyage en Terre du Milieu, il permet d’arpenter le monde imaginaire forgé par l’auteur du Seigneur des Anneaux, ses paysages, ses peuples et leurs langues. On y rencontre elfes, nains, orques et dragons au fil d’un parcours dévoilant les secrets de la création de cette œuvre-monde. Les collections de la BnF (manuscrits, objets, éditions illustrées) mettent en contexte l’œuvre de cet immense artiste, écrivain, illustrateur, philologue et spécialiste de littérature médiévale. Grand public et fans inconditionnels y découvriront les œuvres majeures et celles, moins connues, retraçant l’histoire de la Terre du Milieu.
Mon avis : Dois-je dire que Tolkien a été l’un des premiers auteurs à me donner le goût de l’écriture, de raconter des histoires et des épopées ?
Il s’agit là d’un livre entièrement dédié à J.R.R. Tolkien, à l’auteur et à lui seul. Ici, nulle illustration issue d’un artiste ayant travaillé sur les séries de films ou autre. Non, ce n’est que de l’auteur J.R.R. Tolkien qu’il s’agit.
Sont présentées dans l’ouvrage un bel ensemble du travail et de l’histoire de Tolkien. Nous découvrons plusieurs facettes de l’auteur. Ce livre, comme un vrai voyage, s’attarde (grâce à de nombreux manuscrits et illustrations) sur les différents lieux de la Terre du Milieu en abordant des thèmes aussi divers que variés que sont la mort, la guerre, la nature, l’art, l’amour ou encore industrie…
En tant qu’auteur, ce qui m’a fortement intéressé, c’est de visiter les coulisses de l’oeuvre (bien connue maintenant) de Tolkien. Son travail sur les langues et leurs origines, sur la cartographie de la Terre du Milieu, tout cela est d’une telle profondeur ! Cette énorme masse de travail constitue pour beaucoup une part inconnue de l’oeuvre, qui pourtant en est le pilier.
Résumé : Vengeance : subst. fém. Action par laquelle une personne offensée, outragée ou lésée, inflige en retour et par ressentiment un mal à l’offenseur afin de le punir.
Dans les Territoires, la vie a toujours été dure, mais pour les habitants de Hopetown, elle tourne au cauchemar le jour où la ville est attaquée par un gang de sauvages. Accablé par la mort de la femme qu’il aime, le Grand Sheriff Charles Stonewater se lance à la poursuite du gang sur la route du Sud.
Jusqu’où sera-t-il prêt à aller pour assouvir sa vengeance ?
Mon avis : Leo Rutra nous invite à découvrir les Territoires, une vaste zone accablée de chaleur où, tandis que certains cherchent la paix et la quiétude, d’autres ne pensent qu’à la violence et à la sauvagerie.
Les descriptions des paysages et des décors, sans être omniprésents, sont amenés avec subtilité et finesse. Ils sentent la poussière, la crasse et le sang.
L’histoire, rondement menée, nous fait alterner les points de vue. Le lecteur se plonge alors dans l’esprit de chacun des personnages principaux, et au fur et à mesure de la lecture du roman, nous comprenons mieux les raisons qui guident les uns et les autres.
En tant qu’auteur, j’ai été touché par la belle maîtrise à la fois de l’intrigue et de la psychologique des personnages.
Ce n’est pas parce que nous ne nous sommes pas vus en salons, ou que la distance nous sépare que la possibilité d’avoir un exemplaire signé et dédicacé doit s’évanouir 😉
Son avis : Avant toute chose, il faut savoir que cette nouvelle fait partie de la collection Le Cycle de Barcil dont 3 autres textes sont déjà parus. Toutes les aventures de cette saga peuvent être lues indépendamment les unes des autres et dans n’importe quel ordre. Au final, cet univers sera composé autour de dix nouvelles et d’un roman.
« Chaque aventure présente un nouveau personnage, tous seront réunis dans le roman. Chaque récit aborde la vie d’un roi ou d’un ruffian, d’un assassin ou d’un Dieu. Les aventures se croisent et s’entremêlent, peignant une toile et un univers aux multiples nuances. »
Dans cette chronique, je viens donc vous parler de Yencil le stratège qui m’a permis de faire connaissance avec la plume et l’imagination de l’auteur.
Pour ceux dont le format nouvelle peut être rédhibitoire, celle-ci est suffisamment longue pour être proche du roman. De plus, le monde est très fourni grâce aux divers récits de l’auteur ce qui pourra contenter les amateurs du genre.
Ainsi, j’ai fait la connaissance d’Orglin ou de Gienah dont je suis curieuse de lire les aventures respectives. Mais les personnages principaux sont véritablement Yencil, Dieu de la Guerre et Ikor, un émissaire Nain.
L’histoire commence directement au cœur de l’action puisque nous suivons Ikor qui tente tant bien que mal de rentrer chez lui. A travers ses yeux, nous découvrons le royaume d’Oukta et les dangers qui y sont présents (trolls, orques, dragons). Ce qu’il ne sait pas, c’est qu’Orglin, une bainge, l’aide en secret. Le personnage d’Ikor a su me plaire par son courage mais aussi son ouverture d’esprit. Il est l’un des seuls Nains à croire que l’entente avec le peuple Elfe puisse subsister.
Alors qu’il délivre des nouvelles au sujet de son confrère Linn, le roi Nain Harakuk-Dûm donne une nouvelle mission à Ikor qui le mènera en territoire elfique.
Un de mes regrets est de ne pas avoir assisté directement à la quête de Linn dans l’antre du dragon mais peut-être aura-t-il droit à son aventure ? Je l’espère en tout cas !
En parallèle, nous observons Yencil qui cherche à tout prix à empêcher la guerre entre Nains et Elfes. Il souhaite maintenir l’équilibre mis à mal par Laymo, le Dieu Fou. Je me suis moins attachée à ce personnage peut être car je préférais les aventures d’Ikor aux stratégies de Yencil. Toutefois, il nous apprend la création de Barcil et la naissance des Dieux ce qui m’a beaucoup plu.
Concernant l’intrigue, j’ai adoré suivre notre cher Ikor dans sa quête. Il permet d’ajouter de l’action et du rythme au récit grâce à ses combats et à ses aventures dans la sylve des elfes.
D’autre part, j’ai trouvé la fin un peu brutale mais ceci est très certainement lié au fait que ce soit une nouvelle. Je serais bien restée plus longtemps avec les personnages et c’est avec joie que je lirai le reste des aventures du cycle de Barcil.
Merci à Jean-Marc Dopffer pour sa confiance et la proposition de lecture de son oeuvre.
Mais laissons lui immédiatement la parole : « Yencil le stratège » est une longue ode onirique à la Fantasy. La longueur de l’ouvrage se situe entre une très longue nouvelle et les prémices d’un roman. L’ambiance théâtrale et quelque peu éthérée prédomine largement l’histoire tout en soulignant certainement plus les références à Jack Vance qu’à E.Feist ou Tolkien. Ikor le nain a une mission ou devrais-je dire une quête. L’allégorie constante de la rédemption de ce héros entre mythologie arthurienne et norroise, finit par fixer notre attention au milieu de l’histoire. Évidemment, il faut faire preuve d’imagination pour suivre Jean-Marc Dopffer, l’auteur, car la narration fait partie d’une trilogie de nouvelles, intitulée « le cycle de Barcil ». Chaque nouvelle faisant référence chronologiquement à l’autre, il me semble plus juste d’évoquer ici des pièces de récit plutôt que des nouvelles à proprement parler. Ce troisième tome nous raconte les aventures d’Ikor le nain, à la fois espion et guerrier au service du puissant roi du peuple nain, Harakuk-Dûm. On sent un style dans l’écriture avec aussi quelques défauts. Les descriptions sont poétiques ainsi que les métaphores filées mais entravent parfois la compréhension de la lecture. le vocabulaire est riche toutefois une meilleure concordance des temps suffirait à tout illuminer. Les souvenirs ou le temps lointain sont illustrés par des plus-que-parfait justifiés puis brutalement coupés par des passés simples hasardeux sans précision d’avance dans le temps. Les scènes de bataille sont bien décrites avec un souffle épique qui donne vraiment l’impression d’y assister. J’aime l’ambiance intimiste en précisant cependant que les références aux races ainsi qu’à leurs actions doivent rester cohérentes. Il est douteux d’envisager un nain pistant des elfes sans se faire repérer ; tout comme des gardes nains utilisant des hallebardes qui mesurent en général entre 1,50m et 1,80m. On se laisse transporter malgré tout dans les pérégrinations d’Ikor au travers des lieux et des architectures. Yencil, le dieu de la guerre, une référence évidente à Odin, mène le jeu et préside la destinée des peuples. On pourrait y voir un des innombrables ingrédients littéraires inhérent à la construction de cette nouvelle mais ce serait, me semble-t-il, sous-estimer l’importance qu’accorde l’auteur à l’aspect théâtral des effets de lecture. Les dialogues sont ciselés. Cependant ils gagneraient à être moins ampoulés pour moins d’obséquiosité. Je préfère certains passages dosés comme il faut, tel « le destin des mortels est entre les mains des Dieux, continua-t-elle plus fort. Toutefois, une fraction de cette destinée nous appartient. ». L’auteur a compris que l’utilisation des dialogues doit être nécessaire et cela fonctionne très bien. Cette troisième partie du cycle de Barcil est plutôt réjouissante. Bien écrite, elle puise sa force dans la solennité des enjeux entre les royaumes et la guerre de pouvoir des dieux. J’invite les lecteurs de Fantasy à découvrir cet ouvrage, en espérant qu’un jour Jean-Marc Dopffer ait la bonne idée de fondre sa trilogie en un seul roman.
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